Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

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lundi 8 juillet 2019

Communiqué de la coordination des conseils citoyens concernés par le NPNRU

Les habitants du B7, immeuble du quartier de Franc-Moisin dont la destruction est prévue dans le projet élaboré et déposé à l'ANRU par Plaine Commune et la ville de Saint-Denis, se sont exprimés à plus de 70% contre cette démolition.

Les 3 conseils soutiennent totalement la position des habitants.

Ils considèrent qu'il n'est pas possible de leur imposer une destruction qu'ils refusent. Ils faut respecter leur volonté et les laisser dans leurs appartements s'ils le souhaitent car les réseaux de solidarité qu'ils ont créés n'ont pas de prix.

Il faut répondre positivement à leur demande de mise en place d'un référendum pour exprimer leur avis sur les projet de démolitions qui les concernent.

On a besoin de plus de logements sociaux et non de leur destruction.

Saint-Denis, le 6 juillet 2019

Conseil Citoyen de Franc Moisin
Conseil Citoyen de Floréal-La Saussaie- La Courtille
Conseil Citoyen du Centre Ville

dimanche 18 mars 2018

Balade urbaine et critique sur les JO

Balade urbaine et critique Si c'est officiellement Paris qui organise les Jeux olympiques et paralympiques 2024, Saint-Denis accueillera en réalité une partie des compétitions et des infrastructures. Parmi les sites restant à construire : le village olympique et le centre aquatique, à quelques centaines de mètres l'un de l'autre. Nous les parcourons, entre Pleyel et la Plaine Saulnier, pour mesurer l'ampleur des transformations à venir. Ces sites ont été choisis pour leur proximité avec le Stade de France mais surtout avec la future gare du Grand Paris et les projets d'immobilier de bureaux. Il faut donc comprendre ces aménagements à l'échelle du Grand Paris.

Rendez-vous
le SAMEDI 24 MARS 2018 à 10 heures
Place des Pianos à Saint-Denis
M° Pleyel

La notion d'héritage urbain, environnemental et économique a été mise en avant dans le dossier de candidature, mais quels sont les impacts négatifs à prévoir ? Expulsions, spéculation, privatisation de l'espace ?

Quels seront les outils d'urbanisme d'exception utilisés pour construire au plus vite ces deux sites ?

Les habitants de Saint-Denis auront-ils leur mot à dire et comment verront-ils évoluer leur quotidien, leur quartier pendant et après l'été 2024.

Inventons la metropole - Pleyel Lumieres

dimanche 24 mai 2015

Non au bétonnage du Parc de la Courneuve

Ce dimanche nous étions encore deux à trois cents au pique-nique militant contre le bétonnage programmé du Parc Georges-Valbon. Dans le cadre du Grand Paris, le gouvernement veut imposer le bétonnage et la privatisation de notre jardin à tous. Comment ? Par une Opération d’Intérêt National (OIN). Manuel Valls l’a annoncé le 14 avril dernier et la décision finale devrait intervenir en septembre. Le projet prévoit la construction de 24 000 logements (environ 90 000 habitant-e-s). Une ville dans le parc ! Cela amputerait le parc, classé Natura 2000, de 80 hectares d’espaces verts (l’équivalent de 3,5 jardins du Luxembourg). C’est un désastre écologique qui se prépare !

Leur objectif est simple : mettre la main sur le parc pour des profits énormes. Il s’agit tout simplement de faire de notre jardin commun, aménagé depuis 50 ans avec nos impôts, le jardin de quelques-uns, ceux qui auront les revenus nécessaires pour se loger dans le Parc. Après la destruction de milliers d’emplois industriels (PSA Aulnay en 2014), le Grand Paris voudrait repousser les familles populaires plus loin de Paris. C’est un hold-up financier, une privatisation programmée de notre jardin commun !

Répondre à la demande en logement social dans le Grand Paris, ce n’est pas amputer le Parc et amplifier les inégalités selon l’endroit où on habite ! Nous voulons que le Parc reste un jardin pour toutes et tous. Permettre à tous de profiter du Parc : c’est multiplier ses entrées, le rendre accessible depuis tous les quartiers populaires l’entourant et réaliser l’enfouissement de l’autoroute A1 qui pollue notre environnement avec ses 220 000 véhicules par jour et affecte notre santé.

Nous l'avions dit pendant la campagne des départementale et nous n'avons pas changé d'avis : nous refusons ce projet destructeur et nous exigeons que le gouvernement le retire. Avec la plus large mobilisation citoyenne et populaire, c’est possible !

Non à la privatisation de notre jardin commun ! Pas un seul M2 du parc pour les promoteurs immobiliers ! Pour un accès plus facile au parc ! Pour la protection de la biodiversité et l’extension du parc

PIQUE-NIQUE MILITANT tous les dimanches à partir de 12h soutenu par : Association de locataires Au bord du tram, Bagnolet Ecologie, Bondy Ecologie, CNL, Collectif Lamaze, Comité de la Porte de Paris, EELV Saint-Denis, EELV-Ecologie populaire Stains, Ensemble Saint-Denis, Ensemble Vivre Travailler Coopérer, Environnement 93, Femmes Solidaires, Groupe Henry Poulaille de la Fédération Anarchiste, LDH, La Dionyversité (Université populaire de Saint-Denis), Les Bretons de Saint-Denis, Mouvement pour la Paix, NPA, PCF, PG, PSG, Rien ne se perd, Sciences POP’ (Intervention d’Education Populaire à Saint-Denis), Solidaires 93, Sud Collectivités territoriales 93, UL CGT Saint-Denis, Union des Associations des Riverains du Stade de France

Le collectif appelle à une « Manif Promenade » dans le Parc, le 31 mai à 14h (en présence des concepteurs du Parc).

D'ici à là, signez la pétition en ligne : https://secure.avaaz.org/fr/petition/Manuel_Valls_NON_AU_BETONNAGE_DU_PARC_DE_LA_COURNEUVE_NON_A_CENTRAL_PARK_1/?pv=1

lundi 18 février 2013

La place des dynamiques sociales dans les projets urbains

Sans s’être au préalable concertées, les villes de Saint-Denis et de Gennevilliers ont missionné le cabinet d’étude Gers pour mener une étude relative aux effets du relogement sur les dynamiques sociales des ménages concernés par un projet de renouvellement urbain et la démolition de leur logement.

L’approche qualitative développée par les études nous rappelle que pour les personnes rencontrées, les changements concernant leur logement et leur vie quotidienne s’inscrivent dans des transformations qui touchent à toutes les sphères de leur vie sociale, modifient leur rapport au quartier, aux écoles, et transforment les rapports sociaux de proximité.

Ces études nous parlent de l’importance de la stabilité résidentielle dès lors que les ressources économiques et sociales sont faibles, de l’importance des services publics locaux, de l’importance de partager une communauté de valeurs, de modes de vie et d’échapper au jugement social qui permet l’entre-soi populaire.

En ce sens, ces études sont pionnières et doivent instruire l’ensemble des acteurs en présence pour une évaluation qu’il reste à mener. D’ailleurs d’autres études se réalisent aujourd’hui à partir de ces mêmes interrogations. (cf. étude Fors Commanditée par la DRHIL 93).

Plus généralement, la période est propice à la réflexion : fin de la plupart de nos programmes ANRU1, études préalables aux projets de la seconde phase. D’ailleurs le Comité de suivi et d’évaluation (CES) de l’ANRU propose dans son rapport 2011 des éléments d’évaluation et des préconisations pour l’avenir qui nous semblent, là encore, croiser notre travail.

Réfléchir collectivement sur une politique publique en action

Avec ma collègue de Gennevilliers, Martine Monsel, il nous paraît fondamental de comprendre les effets d’une politique publique aussi ambitieuse sur les trajectoires sociales des familles de quartiers populaires d’habitat social. Tous les ménages voient-ils leurs conditions de vie s’améliorer ? Qu’en est-il des ménages disposant de faibles ressources économiques et sociales ? L’accompagnement social est très conséquent pendant la période de relogement ; peut-il s’arrêter à l’entrée dans le nouveau logement ? Comment concilier la valorisation de la mobilité et des « parcours résidentiels » (accession à la propriété, au logement neuf, etc.) avec les souhaits des ménages et les arbitrages nécessaires ?

Aussi , j’organise conjointement avec mon homologue de Gennevilliers un après-midi de réflexion sur la place des dynamiques sociales dans les projets urbains. Nous avons scindé les débats en deux temps forts :
- Les trajectoires socio-résidentielles des ménages à l’épreuve du relogement
- Démolitions et relogements, quels effets sociaux dans les quartiers

Mercredi 20 février 2013, de 14 à 17h30
Salle du Conseil municipal
Mairie de Gennevilliers

mardi 18 décembre 2012

L'ensemble du quartier Porte-de-Paris/Stade-de-France cyclable

Ces prochains jours, à ma demande, une zone 30 va être mise en place au sud centre-ville de Saint-Denis jusqu'au Stade-de-France.L’objectif est de rendre le quartier concerné plus calme et plus sécurisé pour les habitants, piétons et cyclistes. Par ailleurs, la généralisation des doubles sens pour les cyclistes, outre favoriser ce mode de déplacement, devrait apaiser la circulation automobile et favoriser le partage de l’espace public.

Des panneaux signaleront le début et la fin de la zone 30 à chaque entrée/sortie du secteur concerné. Des panneaux avertissant de l’existence d’un double sens cyclable dans les voies à sens unique seront posés. Des pictogrammes vélos matérialisant le double sens cyclable seront peints sur les chausées et plusieurs plateaux traversants seront bâtis. Actuellement ceux de la rue des Ursulines sont en travaux. Suivront ceux rue Jessee Owens.

En outre, une piste cyclable sera matérialisée de la Porte-de-Paris au RER B de La Plaine dans la prolongation de celle que j'ai fait réaliser pour la traversée de la Porte-de-Paris. Ainsi, dans quelques semaines les cyclistes bénéficieront d'une continuité de zone aménagée du coeur ancien à La Plaine.

Comme pour le boulevard Marcel Sembat, j'ai demandé à ce qu'une évaluation du respect de la vitesse et de la sécurité des cyclistes soient menée de façon à pouvoir programmer d'éventuels équipements supplémentaires.

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