Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

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mercredi 30 mars 2016

Le 31 mars, on bloque tout

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jeudi 28 janvier 2016

Régularisation des travailleurs sans-papiers

Mercredi après-midi, environ 300 travailleurs sans-papiers (notamment de Seine-Saint-Denis) ont investi pacifiquement les locaux de l'inspection du travail à Paris XXe, soutenu en cela par l'intersyndicale du ministère du travail dont de nombreux militants occupent les locaux aux côtés des travailleurs.

Leurs revendications, relayées et reprises telles quelles par ladite intersyndicale, sont les suivantes :
- Que tout travailleur sans-papiers soit régularisé sur simple preuve de relation de travail, sans condition de durée, de séjour ou d'emploi,
- Que l'inspection du travail soit dotée d'un pouvoir de régularisation d'un sans-papiers sur simple constat d'une relation de travail,
- L'abrogation de la taxe de l'Office Français de l'Immigration et de l'intégration (OFII), discriminatoire et synonyme de préférence nationale, qui oblige l'employeur à payer une taxe avoisinant les 1000 euros pour l'embauche d'un travailleur sans-papiers, que celui-ci paye en réalité de sa poche.

Dans la soirée, au cours d'une seconde rencontre, il leur a été proposé un rendez-vous au ministère mardi prochain. Les travailleurs sans papiers, l'intersyndicale et leurs soutiens ont décidés de passer la nuit sur place et d'y rester jusqu'à ce que soit satisfaite leur exigence de rendez-vous immédiat. Finalement les sans-papiers et leurs soutiens, notamment l'intersyndicale CTT, SNUTEFE FSU, SOLIDAIRES, seront reçus aujourd'hui à 16 h 00 par le directeur de cabinet de la ministre du travail.

Le Parti de Gauche, présent aux côtés des travailleurs sans papiers, est solidaire de leur lutte et de leurs revendications. Nous poursuivrons le combat autant qu'il le faudra pour que soit respectée l'égalité des droits et que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour engager un vaste processus de régularisations pour mettre enfin un terme à cet esclavagisme moderne et à l'amplification d'un patronat voyou, qui profite sans vergogne de cette main d'œuvre très bon marché.

jeudi 24 avril 2014

1er mai : Ne laissons pas le MEDEF faire sa loi et imposer ses lois !

Comme réponse à la sanction électorale des municipales, le président de la République a nommé Manuel Valls à Matignon. Devant les députés, le nouveau Premier ministre vient de préciser le cap politique pour les années qui viennent. Ce dernier se résume en quelques mots : austérité renforcée, sacrifices et reculs sociaux amplifiés pour les salariés et nouveaux cadeaux pour le patronat et les grands actionnaires du CAC 40 !

Ne s'annoncent que la poursuite et l’aggravation des politiques précédentes qui n’ont fait que nous enfoncer dans la crise et la régression sociale. Tous les salariés en payent le prix fort au quotidien.

Avec Manuel Valls, c’est le « pacte de responsabilité » puissance 2 !

Cette politique d’austérité alimente le terreau sur lequel grandissent les idées les plus réactionnaires, le repli sur soi et la peur de l’avenir. Dans toute l’Europe, les idées d’extrême-droite trouvent un écho en avançant des fausses solutions, dangereuses, en faisant mine de reprendre à leur compte les aspirations des salariés ! C’est un leurre pour avancer masqués ! Hélas les politiques de droite menées par des gouvernement portés au pouvoir par des électeurs de gauche décourage les progressistes et favorise le développement de l'extrême droite.

Le Premier ministre reprend à son compte le trop fameux « coût du travail » cher au patronat - thème dominant dans le débat public sans jamais aborder la cause réelle de la crise actuelle, celle du coût du capital. Le Medef rêvait d’en finir avec le financement de la sécurité sociale, par le biais des cotisations sociales : le nouveau Premier ministre l’impose dans sa déclaration de politique générale à l’Assemblée. Tout comme il impose le pacte de responsabilité dans un vote global qui ne laisse aucune autre alternative. Pour faire semblant d’avoir écouté les électeurs, il propose un pacte dit « de solidarité » au moment où ses annonces vont aggraver les sacrifices pour les salariés. Ce « pacte de solidarité » s’apparente fortement aux « contreparties » avancées comme une compensation aux cadeaux fiscaux et régressions sociales contenues dans le pacte de responsabilité.

Cerise sur le gâteau, le nouveau gouvernement et le président de la République annoncent un bouleversement total des structures politiques de notre république. Il se traduirait par une concentration des pouvoirs et l’éloignement des citoyens que nous sommes des centres de décisions, remettant en cause la légitimité démocratique des collectivités territoriales.

Face à ces projets néfastes, la seule solution est une mobilisation sociale bousculant tous les scénarios envisagés d’avance qui ne visent qu’une chose au final : satisfaire les appétits des grands actionnaires et limiter toute intervention sociale et citoyenne.

A contrario, si nous voulons sortir de la crise et des difficultés sociales, il faut :
- Augmenter les salaires, les pensions et les minimas sociaux ! Il y a urgence !
- Investir dans l’emploi, et la formation professionnelle et initiale.
- Répartir les richesses et s’attaquer aux logiques capitalistes.
- Obtenir des droits nouveaux et réels pour les salariés dans les entreprises.

Ne laissons pas le MEDEF faire sa loi et imposer ses lois !

C’est la raison pour laquelle CGT, FO, FSU et Solidaires invitent tous les salariés à se rassembler en masse pour faire de ce 1er mai 2014 une grande journée de mobilisation et de lutte. Ce 1er mai, c’est la journée des travailleurs(euses) qui produisent les richesses ! cgt.gif fo.gif fsu.gif solidaires.gif

mercredi 17 avril 2013

Sénateurs de Seine-Saint-Denis, vous pouvez encore faire barrage au MEDEF !

L’Accord National Interprofessionnel (ANI) sur une prétendue « sécurisation de l’emploi » a été voté mardi 9 avril à l’Assemblée nationale par 250 voix favorables (parmi lesquelles celles de M. Hanotin et B. Le Roux), 26 contre, et 278 abstentions.

Malgré le rabâchage médiatique sur le « grand acquis » pour les salariés que représenterait la généralisation d’une complémentaire santé dans toutes les entreprises, le texte adopté ouvre la voie à un dépeçage en règle du Code du Travail, pour le grand bénéfice du patronat.

Les députés viennent en effet de lui offrir notamment : l’accélération et la sécurisation pour l’employeur de ses plans sociaux ; la modulation imposée des salaires et du temps de travail en cas de difficultés de l’entreprise sous peine de licenciement ; la mobilité interne forcée ; l’affaiblissement des instances représentatives du personnel (CE, CHSCT…) et le raccourcissement des délais de la prescription prud’homale.

Malgré le combat et le décryptage mené par les syndicats et le Front de Gauche contre cet accord « made in Medef », seulement 6 députés PS ont joint leur vote à celui des députés Front de gauche contre cette loi de régression sociale.

En, Seine-Saint-Denis, 7 députés PS ont voté pour l’ANI, un s’est réfugié dans l’abstention.

La bataille parlementaire se poursuit désormais au Sénat, il est encore possible de défaire le néfaste texte du MEDEF. Aucun Sénateur de Gauche en Seine-Saint-Denis ne peut tourner le dos au changement attendu depuis un an par les séquano-dionysiens qui ont très largement voté pour chasser Sarkozy et la droite des pouvoirs en 2012 et engager notre pays sur la voie du changement dont les salariéEs et la majorité de la population ont un besoin urgent.

Dans un département qui compte 12,4 % de chômeurs au dernier trimestre 2012, nous en avons assez des plans de licenciement à répétition, assez des catastrophes sociales comme à PSA contre lesquels le gouvernement ne fait rien ! Les politiques d'austérité, menées par F. Hollande et J.M. Ayrault, exigées par les forces de l'argent démontrent chaque jour toujours plus leur nocivité. Il y a urgence à prendre enfin le chemin du progrès social et d'une autre répartition des richesses et des pouvoirs. Il est plus que temps d'affronter la finance !

Appelons solennellement les 3 sénateurs PS et EELV à faire barrage à l’ANI qui, ils le savent bien, n’a d’autre objectif que de casser le Code du travail et précariser davantage la population de Seine-Saint-Denis.

je serai présent avec les militants du Front de Gauche de Seine-Saint- Denis aux cotés des salariés et de leurs syndicats, ce mercredi 17 avril à 12h rue de Tournon (face au Sénat), pour nous opposer à l’ANI.