Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 28 mars 2016

Solidarité avec les victimes du 48 rue de la République

Près de 4 mois après l’assaut du Raid contre les terroristes retranchés dans leur immeuble, la lutte continue pour les habitants du 48 rue de la République à Saint-Denis évacués de leur logement le 18 novembre dernier. Constitués en association et entourés d’un comité de soutien (au nombre desquels le PG Saint-Denis, ils attendent toujours la reconnaissance de leur statut de victime, leur relogement et la régularisation des sans papiers à titre humanitaire.

Déterminés à faire valoir leurs droits, une soirée de solidarité est organisée :

MERCREDI 30 MARS A PARTIR DE 19h Au Théâtre Gérard Philipe Saint-Denis

HK & Balàfond, Jeph, Lassina Traoré, Samia Orosemane, La Cie Jolie môme

soutienVictimes48Republique.jpg

jeudi 28 janvier 2016

Régularisation des travailleurs sans-papiers

Mercredi après-midi, environ 300 travailleurs sans-papiers (notamment de Seine-Saint-Denis) ont investi pacifiquement les locaux de l'inspection du travail à Paris XXe, soutenu en cela par l'intersyndicale du ministère du travail dont de nombreux militants occupent les locaux aux côtés des travailleurs.

Leurs revendications, relayées et reprises telles quelles par ladite intersyndicale, sont les suivantes :
- Que tout travailleur sans-papiers soit régularisé sur simple preuve de relation de travail, sans condition de durée, de séjour ou d'emploi,
- Que l'inspection du travail soit dotée d'un pouvoir de régularisation d'un sans-papiers sur simple constat d'une relation de travail,
- L'abrogation de la taxe de l'Office Français de l'Immigration et de l'intégration (OFII), discriminatoire et synonyme de préférence nationale, qui oblige l'employeur à payer une taxe avoisinant les 1000 euros pour l'embauche d'un travailleur sans-papiers, que celui-ci paye en réalité de sa poche.

Dans la soirée, au cours d'une seconde rencontre, il leur a été proposé un rendez-vous au ministère mardi prochain. Les travailleurs sans papiers, l'intersyndicale et leurs soutiens ont décidés de passer la nuit sur place et d'y rester jusqu'à ce que soit satisfaite leur exigence de rendez-vous immédiat. Finalement les sans-papiers et leurs soutiens, notamment l'intersyndicale CTT, SNUTEFE FSU, SOLIDAIRES, seront reçus aujourd'hui à 16 h 00 par le directeur de cabinet de la ministre du travail.

Le Parti de Gauche, présent aux côtés des travailleurs sans papiers, est solidaire de leur lutte et de leurs revendications. Nous poursuivrons le combat autant qu'il le faudra pour que soit respectée l'égalité des droits et que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour engager un vaste processus de régularisations pour mettre enfin un terme à cet esclavagisme moderne et à l'amplification d'un patronat voyou, qui profite sans vergogne de cette main d'œuvre très bon marché.

mardi 14 octobre 2014

Stoppons la grande rafle européenne

Jusqu'au 26 octobre prochain, l’Union européenne lance une opération contre ce qu’elle décrit comme « migration illégale ». Il s’agit de mesures de sécurité accrues au sein de l’espace Schengen, dans les aéroports, les gares et aux postes frontières, en étroite collaboration avec Frontex (organisme militarisé, indépendant, de surveillance des frontières) et Europol.

Ces opérations ont été décidées dans la plus grande opacité au sein du Conseil de l’UE. Nous dénonçons cette méthode et exigeons de prendre connaissance des engagements pris au nom de notre pays.

Cette opération est en contradiction avec le droit à une protection internationale. Elle en ignore que la majorité des demandeurs d’asile fuient la guerre ou l’oppression. Cette opération n’aura pour seul résultat que l’augmentation du nombre de migrants incarcérés dans des centres de détention. Ces rafles représentent un énième coup de force des dirigeants européens contre les droits des migrants et visent à les criminaliser. Les illégalités institutionnelles telles que les refus de guichets, l’exigence de pièces non nécessaires à la constitution de dossiers d’ouverture de droits (santé, travail, logements, titres de séjour, allocations divers), sont autant de techniques de guerre contre les pauvres et les migrants.

Ces migrants sont en grande partie victimes des guerres soutenues par l’OTAN, organisation belliqueuse dont la France fait partie. Ces personnes sont victimes des politiques néolibérales de l’Union européenne, notamment ses accords de partenariat économique , qui visent à piller les ressources des pays du Sud.

Les associations civiles suédoises ont déjà demandé le retrait de leur pays de ces opérations.

Ainsi, le Parti de Gauche demande au Président de la République de refuser ces rafles en France et demande l’annulation pure et simple de cette circulaire. La France a effectivement un devoir d’agir : développer des moyens légaux et sûrs d’obtenir la protection en Europe pour les femmes, les hommes et les enfants en danger. Ceci va de pair avec la suppression de Frontex dont les atteintes aux droits humains (facilitées par la personnalité juridique et l’absence de mécanisme de plainte) sont sans cesse épinglées et détaillées par nombre d’ONG. Le seul devoir de la France consiste à assurer au niveau européen les normes les plus élevées dans les procédures d’asile et d’accueil, et devenir le fer de lance d’une véritable politique internationale aux pays du Sud de se développer. Encore une fois, la Ve République et son opacité ont frappé : François Hollande décide seul, secrètement, sous la pression d’une Europe de plus en plus autoritaire.

dimanche 15 décembre 2013

Mal-logés : nous proposons des solutions et le gouvernement PS répond à coups de Taser

Ce dimanche, les sans-logis de la rue Gabriel Péri, qui sont à la rue depuis 194 jours ont occupé, avec leurs soutiens, la basilique de Saint-Denis pour obtenir un hébergement.

Plutôt que d'accepter de les héberger à Saint-Denis, où un l'ancienne gendarmerie vient d'être reconvertie en centre d'hébergement de 60 places, le Préfet a diligenté sa police. Cette dernière a molesté le maire qui, ceint de son écharpe tricolore, voulait entrer dans l'édifice, l'un d'eux le menaçant même d'un Taser. Plus tard dans l'après-midi de nombreux soutiens nationaux se sont joints aux manifestants devant la basilique : Alain Krivine, Olivier Besancenot, Jacques Gaillot.

En début de soirée, la police de Manuel Valls a investi la basilique contre l'avis du clergé, prétextant qu'il s'agissait d'un bâtiment de l'Etat. Les occupant ont été expulsés. Du jamais vu depuis Saint-Bernard. Jules Moch doit jubiler !

basilique2013.12.jpg
Photo Dominique Sanchez/Le JSD

Nous nous sommes alors dirigés en cortège vers l'ancienne gendarmerie où nous avons constaté la vacance de nombreux logements prêts à accueillir les mal-logés, fussent-ils sans-papiers. Le Parti de Gauche, comme le Front de Gauche, exige du ministère du Logement qu'il donne ordre au Préfet de faire enfin héberger les 25 personnes qui dorment dehors depuis déjà six mois. Il y a urgence. Il conviendra, dans le même temps que le gouvernement tienne ses engagements de campagne et régularise ceux qui vivent et travaillent ici.

jeudi 7 novembre 2013

Un lycéen grièvement gazé par la police lors d'un blocus à Saint-Ouen

Ce matin, la police est violemment intervenue contre des élèves du lycée Auguste Blanqui à Saint-Ouen (93) qui commençaient à édifier un blocus devant leur établissement pour protester contre l’expulsion d’élèves sans papiers. L’emploi de gaz lacrymogène et la brutalité de l’agression ont conduit un lycéen à l’hôpital.

"Nous étions six en train d’installer des barrières, de façon pacifique, et ils nous ont frappés et gazés très près du visage", a raconté, une élève de terminale au Parisien. Un de ses camarades, en classe de 1ère, a été hospitalisé jeudi 7 novembre après avoir été aspergé de gaz lacrymogène par la police, provoquant une perte de connaissance.

Ce nouvel exemple de violence policière est inacceptable, particulièrement quand elle s’exerce contre des lycéens, pour la plupart mineurs, qui ont le droit d’exercer leur liberté d’expression et leur droit de manifester. Cet incident dramatique s’inscrit dans la longue liste des répressions en Seine-Saint-Denis, et ailleurs, à l’encontre des mouvements sociaux, des mouvements des « sans ».

Avec le Parti de Gauche de Seine-Saint-Denis j'apporte tout son soutien aux lycéens victimes de ces violences comme aux enseignants et personnels du lycée qui se sont mis en grève par solidarité avec leurs élèves.

Le ministre de l’Interieur doit faire cesser au plus tôt ces agissements contre la démocratie et le droit d’expression. Ils sont indignes d’un gouvernement de gauche. Manuel Valls se doit d’être particulièrement ferme à l’endroit des gardiens de la paix en Seine-Saint-Denis. Le Parti de Gauche de Seine-Saint-Denis exige d'ailleurs que la Police nationale obéisse pleinement aux règles de la République.

Le communiqué des enseignants : StOuenLyceen.07.11.2013.jpg

- page 1 de 2