Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

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Tag - parti de gauche

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lundi 7 décembre 2015

A force d’atermoiements, de compromis détestables et de trahisons récurrentes, voici le résultat

A l’issue du premier tour des élections régionales, le constat est accablant : la FN, en tête, ravit la vedette à la droite ; celle-ci, affaiblie par rapport à 2010, voit la vague bleue dont elle rêvait lui échapper ; le PS au pouvoir est durement sanctionné, mais domine une gauche d’opposition éparpillée et divisée, tant sur sa stratégie que dans sa configuration. La division de la gauche radicale et d’opposition couplée à la variété des alliances contractées dans l’ensemble des régions méritera une analyse détaillée, mais un premier constat s’impose d’emblée : le vote Front de Gauche a été rendu illisible et n'a donc pas séduit les électeurs de gauche.

A Saint-Denis, le FDG gagne plus de 400 voix et presque 4 points, ce qui donne un aperçu de ce que pourrait réaliser l’autre gauche quand elle est conduite par des candidats à la fois fédérateurs et porteurs d’un projet de rupture avec les politiques d'austérité du PS, synonymes de hausse des inégalités, du chômage et de la pauvreté.

Le Parti de Gauche de Saint-Denis s'inquiète de la hausse du clan Le Pen dans notre ville et y voit le résultat de la conjonction de la dédiabolisation de l'extrême droite, la dédramatisation de l'islamophobie et l'adoption par le PS de gouvernement et l'Assemblée PS du programme du FN sur les libertés et la nationalité.

Les électeurs de gauche ne sont à chercher nulle part ailleurs que dans l’abstention, une fois encore à un niveau historique : presque 70%. La faiblesse de nos résultats est là : dans toutes ces personnes qui n’ont pas trouvé l’envie, le courage, le moyen de voter ce dimanche. A force d’atermoiements, de compromis détestables et de trahisons récurrentes des partis de gauche, voilà le résultat.

La semaine dernière, le Parti de Gauche de Saint-Denis s'est prononcé unanimement, en assemblée générale, contre toute fusion avec le PS. Le retrait des candidats PG aurait été aujourd'hui l’attitude la plus cohérente pour éviter toute collusion avec la social-démocratie. Pour les militants du Parti de Gauche de Saint-Denis, les élections régionales s’arrêtent donc ici. Nous faisons pleinement confiance aux électeurs de gauche pour savoir où se trouve leur devoir dimanche prochain.

Pour l’heure, il est de notre responsabilité de revenir aux fondements mêmes de notre engagement : la convergence des luttes, la construction d’un projet politique à chaque échelle qui doit nourrir les ambitions collectives, les transformations écologiques et la construction d’une vie meilleure. Pour et avec les Dionysiens. Le Parti de Gauche de Saint-Denis souligne que ce qui lui importe désormais, c’est l’unité et la radicalité de la gauche d’opposition, gages de cohérence et d’espoir à l’heure où les sirènes du vote utile vont se faire, dans les jours et les mois à venir, plus stridentes que jamais.

dimanche 14 septembre 2014

Confiance au gouvernement : le député Mathieu Hanotin face à ses responsabilités

Communiqué du Parti de Gauche de Saint-Denis

Le 16 septembre 2014, le vote sur la confiance au gouvernement Valls, sera un moment de clarification politique. On saura ce que veulent les "frondeurs", et, pour ce qui nous concerne localement, Mathieu Hanotin. Souhaitent-ils s’opposer à la poursuite de la politique ultra-libérale menée par François Hollande et Manuel Valls ou ne cherchent-ils qu’à négocier quelques petits arrangements personnels avec la direction du PS ?

Mardi prochain, les députés approuveront ou non l'orientation politique du Gouvernement que leur présentera le Premier ministre et dont on connaît déjà la ligne libérale austéritaire. Pour nous citoyens, c’est l’occasion de voir quels députés socialistes et écologistes resteront cohérents avec les idéaux qu'ils prétendent défendre. Opposeront-ils un « non » catégorique aux politiques anti-sociales du Gouvernement ? Ou bien la volonté de ménager l'appareil PS en vue des prochaines élections, sera-t-elle trop forte ?

Ceux qui refuseront de donner du crédit à l’équipe de Manuel Valls ouvriront des perspectives d’une union rouge-verte-rose que nous appelons de nos vœux ; tandis que les seconds, les « malgré-nous », c’est-à-dire les abstentionnistes, s’inscriront dans la même veine que ceux qui voteront « pour » la confiance à Manuel Valls : des élus à l’image d’un président de la République moribond et faussaire ; des élus qui ne respectent pas le mandat qui leur a été confié par leurs électeurs de gauche ; des élus qui préfèrent la finance aux classes moyennes et populaires.

De ce fait, le Parti de Gauche de Saint-Denis appelle les députés "frondeurs" et notamment Mathieu Hanotin, s'ils sont encore socialistes, à faire tomber le gouvernement Valls 2. C’est possible. Et c’est souhaitable. Les menaces de dissolution de l’Assemblée ne sont qu'un écran de fumée destiné à tromper l'opinion publique ! D’autres conséquences s’offrent au Président : cela ne l’obligera qu’à constituer un autre gouvernement qui se présentera de nouveau à l’Assemblée pour un vote de confiance. Alors, la réorientation politique souhaitée par les électeurs de gauche en 2012, et en 2014, deviendra réalité avec un gouvernement d’alliance à gauche qui répond aux attentes désespérées de millions de français qui ont rejeté le libéralisme de Sakorzy. Ceux-là mêmes qui voteraient aujourd’hui contre le libéralisme de François Hollande.

Les députés de gauche pensent que la politique actuellement menée par le Gouvernement est socialement injuste, économiquement inefficace et politiquement dangereuse. Ils voteront donc CONTRE la confiance au gouvernement.

Les députés qui voteront POUR le 16 septembre entretiendront l’idée qu’il n’existe qu’une seule politique économique possible, le capitalisme prédateur, au risque de détourner encore plus les citoyens des urnes ou de laisser au FN le monopole de l’alternative politique.

M. Hanotin, votre vote ce 16 septembre engagera votre crédibilité politique. Où vous situez-vous véritablement ? Dans le camp de Manuel Valls, l’ami du Medef, ou à gauche, auprès du peuple ?

lundi 31 mars 2014

A l’image de Grenoble, maintenant bâtissons une nouvelle gauche !

Dimanche 30 Mars 2014 Eric Coquerel, Secrétaire national du Parti de Gauche

François Hollande et sa politique d’austérité sont tres lourdement sanctionnés ce soir. Pour son parti, le PS, c’est la débâcle. Il perd de très nombreuses villes dont des bastions historiques. Cette défaite est encore plus forte quand le PS a fait preuve de sectarisme en refusant toute alliance avec nos listes pour faire barrage à la droite et à l’extrême droite. C’est par exemple ce type d’alliance qui a permis de gagner Avignon ou conserver Rennes, Cherbourg ou Guéret. A l’inverse, ceux qui ont rejeté notre main tendue sont sanctionnés comme Toulouse, Brive ou Caen.

L’UMP se nourrit ce soir de cette politique. L’extrême droite gagne plusieurs villes attendues mais ne fait pas la percée annoncée par tous les médias depuis des jours. En effet, son électorat, dans les triangulaires, est venu au secours de la droite. Plus globalement l’électorat FN a voté pour la droite classique. C’est une nouvelle preuve de l’identité politique du parti de Marine Le Pen contrairement au camouflage médiatique qu’elle tente d’opérer.

La gauche qui s’est opposée ou a contesté la politique du gouvernement de façon autonome ne subit pas cette défaite. Mieux quand elle est unit sur un programme anti-austérité elle remporte de belles victoires. Grenoble en est l’exemple éclatant avec la liste "Grenoble une ville pour tous" menée par Eric Piolle (EELV) et Elisa Martin (PG). Ce succès, malgré le maintien du socialiste Safar est historique : il démontre qu’ensemble nous pouvons réellement être majoritaire à gauche. C’est un espoir formidable pour l’avenir. A Lyon 1, la victoire de la dissidente socialiste alliée au FDG, Nathalie Perrin-Gilbert, conforte cette analyse. Enfin la plupart des listes du FDG qui se sont maintenues égalent ou augmentent leur score du 1er tour comme Nimes où l’alliance FDG/EE-LV devance le PS.C’est plus particulièrement le cas à Paris où Danielle Simonnet est élue conseillère de Paris avec près de 14 % des voix dans le 20ème. Grâce à elle, l’esprit du Front de Gauche sera représentée à la Mairie de Paris malgré la volonté du PS et de ses alliés de nous éliminer.

C’est à partir de ce vote de résistance que nous voulons oeuvrer à la refondation de la gauche. sur le partage des richesses, la relance de l’activité par l’écologie, la désobéissance à l’Union Européenne et la 6ème République. Il y a urgence. Nous pouvons bâtir une majorité alternative dans l’année à venir et les échéances politiques que sont les Européennes puis cantonales et Régionales. Le Front de Gauche doit en être le levier et Europe Ecologie Les Verts, s’il accroit sa contestation de la politique gouvernementale, son premier allié. Dans l’immédiat, le Parti de Gauche appelle à exprimer ce ras le bol de gauche dans la marche nationale unitaire du 12 avril « Maintenant ça suffit ! ».

mardi 25 mars 2014

Le PG exclu de la liste de 2nd tour à Saint-Denis

Le Parti de Gauche a été évincé de la liste "Ensemble nous sommes Saint-Denis" (sic!).

La nouvelle liste conduite par Didier Paillard, résultant de la fusion d'entre deux tours avec la liste du Parti Socialiste de Gauche (emmenée par Georges Sali et soutenue par le Modem) a été déposée alors que les négociations étaient encore en cours ! Sans en avoir été prévenu, le Parti de Gauche n'a plus de candidat sur cette liste. Une telle élimination remet en cause les fondements politiques mêmes du Front de Gauche, rassemblement dont le PCF et le Parti de Gauche sont à l'origine.

A Saint-Denis, le PS a voulu la confrontation politique avec la municipalité sortante. Le Parti de Gauche a considéré dès le début que le maintien d'un maire communiste dans une ville de plus de 100 000 habitants aux portes de Paris contrecarrait la volonté hégémonique du PS, les ambitions personnelles de ses membres et ses conceptions néo-libérales de la gestion locale.

La volonté de rassembler affichée par Didier Paillard n'est-elle qu'une façade ?

Nous pouvons le penser tant le Parti de Gauche a été méprisé : l'un de ses sortants a été rétrogradé en position inéligible, le PG a été menacé de ne pas disposer d'une délégation... Le secrétaire national du PG a même été jugé indésirable lors de la grande réunion publique du 14 mars au cours de laquelle étaient invités les représentants des autres forces du prétendu rassemblement !

Saint-Denis était jusqu'à présent la plus grande municipalité française dirigée par le Front de Gauche, elle a valeur de symbole national. Exclure le Parti de Gauche de sa gestion est un signal politique lourd de conséquences.

A la suite de ces trahisons politiques, morales et électorales, la liste conduite par Didier Paillard ne peut plus se revendiquer du Front de Gauche. En outre, le logo du Front de Gauche ne peut légalement plus figurer sur les tracts et affiches de la campagne.

Personne ne peut cautionner ces méthodes qui excluent de fait une composante majeure de la vie politique nationale.

Nous appelons donc les Dionysiennes et les Dionysiens à voter blanc au second tour des élections municipales.

Précision du 28 mars. Ce communiqué est celui du Parti de Gauche de Saint-Denis, réuni le 25 mars à 18h30.

dimanche 1 décembre 2013

Soutien d'Eric Coquerel pour la municipale à Saint-Denis


Eric Coquerel - Soutien aux municipales de... par lepartidegauche

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