Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

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lundi 9 mars 2015

Soutien au personnel de l’université de Saint-Denis (Paris 8) en grève

Le 5 mars, les syndicats et collectifs de personnel et d’étudiant-e-s se sont réunis pour dénoncer la politique austéritaire du gouvernement et une de ses conséquences, la précarisation constante des universités en France.

La lutte contre ces politiques austéritaires a pris un tour particulier à l’université Paris 8 de Saint-Denis : depuis près d’un mois et demi, le collectif des bas salaires de l’université de Paris 8 se mobilise est en grève. Une grève offensive avec des revendications claires : augmentation de 98 euros net par mois pour toutes et tous, remise en cause du système individuel des primes qui introduit une concurrence entre membres du personnel, transparence des comptes (l’université s’est montrée incapable de donner un compte-rendu clair de la gestion d’attribution des primes), négociations sur les évolutions de carrière afin de permettre aux personnes proches de la retraite de bénéficier de meilleurs revenus en fin de carrière.

La présidente de l’université, Danielle Tartakowsky, dont la plume a longtemps soutenu les mouvements sociaux, a préféré maintenir le conflit à un niveau malsain : aux revendications légitimes, elle répond par des retenues de salaire, signant là, une triste première à l’université de Paris 8. Cette décision politique est emblématique au regard de l’histoire de l’université, issue de Mai 68, célèbre pour ses mobilisations et ses batailles pour une réelle ouverture sociale. Ne laissons pas la logique de l’austérité et de la répression s’installer à Paris 8 ! La grève est un droit et un devoir, elle est légitime !

Le Parti de Gauche de Saint-Denis apporte tout son soutien à la lutte des membres du personnel de l’université de Saint-Denis, notamment ceux de catégorie C. Leur lutte est soutenue par les syndicats de personnels, par des partis politiques présents à l’université et des étudiants. Soyons nous aussi solidaires ! Les grévistes assurent une permanence quasi quotidienne à l’université (hall A). Ils ont besoin de l’aide de toutes et de tous, qu’il s’agisse de soutien moral ou financier (achat du journal de grève, participation à la caisse de grève…). Vous pouvez les contacter pour être tenu-e au courant des mobilisations et des moyens d’actions : collectif.bas.salaires.p8@gmail.com

Le Comité du Parti de Gauche de Saint-Denis.

mercredi 14 mai 2014

Pourquoi la journée nationale d'action le 15 mai dans la fonction publique

Les organisations syndicales CGT – SOLIDAIRES - CFDT - CFTC – FA-FP - FSU - UNSA, dénoncent une nouvelle fois, l'absence de négociations salariales dans la Fonction publique et la dégradation de la qualité de l'emploi public.

La politique d’austérité salariale menée par le gouvernement à l’égard des agents publics aboutit à une baisse incessante de leur pouvoir d'achat.

Le contentieux salarial s’accumule et la poursuite du gel du point d’indice est inacceptable !

Les agents de la fonction publique jouent un rôle déterminant dans notre société. La qualité des services rendus aux usagers est leur préoccupation majeure.

La reconnaissance de leur travail ne peut donc plus attendre.

Le gouvernement doit ouvrir sans délai de réelles négociations sur les rémunérations et garantir des emplois publics de qualité correspondant aux besoins.

Les organisations syndicales exigent une revalorisation immédiate du point d'indice, la refonte de la grille indiciaire permettant la revalorisation de tous les métiers et des mesures de rattrapage.

Elles appellent les agents des trois versants de la Fonction publique à une journée nationale d'action et de mobilisation le 15 mai prochain, journée qui pourra prendre des formes diversifiées (rassemblements, manifestations, grèves, arrêts de travail...).

jeudi 13 mars 2014

Le Front de Gauche de Saint-Denis est solidaire des mobilisations des 18 mars et 12 avril

Le Front de Gauche de Saint-Denis est solidaire des mobilisations qui se teindront le 18 mars pour la sauvegarde de la protection sociale et de son financement, contre le pacte de responsabilité, pour l'emploi, les salaires et le développement des services publics.

Depuis que nous avons chassé Nicolas Sarkozy le Gouvernement PS continue de mettre en œuvre la même politique économique et sociale. Les cadeaux au patronat se multiplient comme les attaques contre le droit du travail, la protection sociale, les familles.

Après les 20 milliards du Crédits d'impôt compétitivité emploi (CICE) qui nous a valu une nouvelle augmentation de TVA, rien n'est trop beau pour les patrons : le gouvernement a décidé d'accorder aux entreprises 30 nouveaux milliards d'euros d'exonérations de cotisations pour soi-disant créer de l'emploi mais sans imposer de réelles contre-parties. Non seulement de telles baisses du "coût" du travail n'ont jamais fait la preuve de leur efficacité mais ce sont encore une fois les salariés, les chômeurs, les retraités, les précaires qui vont en payer les conséquences avec une protection sociale et des services publics affaiblis. Le problème n’est pas le "coût" du travail, c’est celui du capital ! Depuis les années 1980, dix points de PIB sont passés des salaires vers le capital. C’est considérable d’autant que ça ne sert ni l’investissement, ni les salaires, ni l’emploi comme le montrent hélas les chiffres du chômage.

Décidés à ne pas laisser le président du Medef Pierre Gattaz se réjouir de la politique d'un gouvernement de gauche nous soutiendrons les mobilisations du 18 mars mais nous mènerons également la bataille au niveau locale pour que cette politique néfaste ne gagne pas Saint-Denis.

Après l'élection municipale les 23 et 30 mars qui doit être l'occasion de conduire à la tête de notre ville une équipe renouvelée autour de Didier Paillard pour une politique solidaire et de justice sociale, nous appelons le plus grand nombre à se joindre à la manifestation initiée par le Front de gauche le 12 avril prochain. Pour faire face à la droite et à l'extrême droite mobilisées, un sursaut à gauche est indispensable pour imposer des choix qui ne lâchent rien face à la finance, pour une politique au service de l'Humain d'abord. Le 12 avril doit être l'occasion de ce rassemblement citoyen.

mardi 4 mars 2014

Pour l'école publique républicaine, avec les parents et enseignants en lutte

Moins de classes, moins de profs, moins d’heures de cours. Les collèges de la Région parisienne, notamment ceux classés en Zones d’Education Prioritaires (ZEP) perdent des heures d’enseignement à la rentrée prochaine. Des matières et des classes sont menacées.

C’est pourquoi les enseignantEs de 5 des 8 collèges de Saint-Denis sont en grève à partir du mardi 4 mars, comme ils l’ont été avant les vacances de février. Tous les syndicats appellent à la grève le 4 mars en Seine Saint-Denis. Dans le 92 aussi les professeurEs sont en lutte contre l’austérité qui menace l’éducation en banlieue.

Les parents d’élèves leur ont apporté leur soutien parce que c’est de l’avenir de leurs enfants qu’il est question. Comment peut-on réduire ainsi les possibilités d’apprendre des jeunes de nos villes?

LE GOUVERNEMENT AVAIT PROMIS DE FAIRE DE L’EDUCATION NATIONALE UNE PRIORITE

Hollande, Ayrault, Peillon nous avaient dit que l’enseignement ne serait pas touché par les mesures d’austérité. Ce devait être une priorité, cela marquerait la rupture avec les années Sarkozy et la liquidation de 80 000 postes d’enseignants.

Le ministre Peillon n’arrêtait pas de dire que la priorité des priorités, c’était les collèges en situation difficile. Et voilà qu’aujourd’hui il supprime des heures en ZEP ! Ce n’est pas pour cela que nous avons chassé la droite en mai 2012.

AUJOURD’HUI, C’EST L’AUSTERITE POUR LES ENFANTS DES MILIEUX POPULAIRES

François Hollande continue ses cadeaux aux patrons, et ce sans contrepartie aucune, son gouvernement les fait payer aux salariés, aux retraités, aux chômeurs. Et maintenant aux enfants !

Qu’en disent les partisans du gouvernement dans notre ville ? Qu’en dit Mathieu Hanotin, vice-président chargé des collèges au Conseil Général de Seine-Saint-Denis ?

TOUS ET TOUTES ENSEMBLE, IMPOSONS L’ARRET DE LA POLITIQUE D’AUSTERITE

Afin de défendre l’éducation pour nos enfants, soutenons les enseignantEs, les parents d’élèves, dans leur lutte contre les réductions d’horaires. Le mouvement engagé dans les collèges de nos banlieues peut et doit gagner : l’avenir de nos enfants est en jeu.

Le FRONT DE GAUCHE soutient ce mouvement ; il exige que les moyens retirés soient rendus.

Par ailleurs, le FRONT DE GAUCHE appelle toutes celles et tous ceux qui refusent la politique d’austérité de François Hollande et de son gouvernement à réagir ensemble. C’est une politique qui poursuit la casse de nos acquis menée pendant des années par la droite. Les 23 et 30 mars, manifestons dans les urnes notre refus de cette régressions sociale... et le 12 avril, dans la rue, manifestons pour une politique de progrès social, contre la dégradation de nos conditions d’existence.

mercredi 6 février 2013

PSA : politiques au service d’actionnaires

Kash Leone est ouvrier à l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois. Avec DJ Rage ils mettent à disposition ce matin un morceau de rap intitulé « Ca peut plus durer », en soutien aux ouvriers en lutte contre la fermeture de leur usine. Ca a un petit goût de 36, version XXIe siècle...

Bienvenue à tous. La nouvelle était dans l’air, on l’évoquait depuis plusieurs mois mais son annonce officielle a brusquement modifié le climat social et politique en France : PSA, premier constructeur automobile du pays annonce donc 8000 suppressions d’emplois.
Il n’y a aucune justification à la fermeture de l’usine d’Aulnay.
Les actionnaires c’est eux qui nous coûtent cher, c’est eux qui licencient et qui ferment les usines et c’est eux qui ramassent le profit et les bénéfices.
C’est la première fois qu’une usine automobile ferme en France en vingt ans.
J’ai quand même ma famille, j’ai la maison à payer.
Vous comprenez cette décision de PSA ou elle vous choque ?

Tout est parti d’un document, trouvé je n’sais où
Parlant d’une usine et d’un avenir sous verrou
Bien sûr qu’il y a malaise quand ils parlent de reclassement
Écran de fumée aussi dangereux qu’un gaz d’échappement
Faux espoirs réduits à néant
Au rythme de leurs discours bien ficelés, culpabilisants
Pendant que le monde tourne comme leur moteur
Le notre s’effondre au profit de certains saboteurs
Bataille verbale, menteur depuis le début
Notre patron a plus de vice que les dealers de nos rues
La colère monte. Il y a trop de mépris et d’arrogance
Nos jobs ont le même horizon qu’un condamné sur la potence
Quand on se tue à la tâche, la fermeture est indélébile
Une cicatrice qui saigne sur de nouveaux bidonvilles
Dans leur annonce ils parlent de sacrifice
Nous c’est pas de la peau du lion qu’on se souvient mais de ses griffes
Tristesse, colère, inquiétude, sacrifice
Déprime, malaise. Ça peut plus durer
Mépris, mensonge, abondance, actionnaires
Escrocs, reclassement. Ça peut plus durer
Profits, esclaves, stress, chômage
Pression, flottement. Ça peut plus durer
Vous êtes prêts à aller jusqu’où ?
On lâche rien : jusqu’au bout

Quand il s’agit d’indemniser, le lion est un rapace
Les émotions s’entrechoquent on se doit de limiter la casse
On ne mène plus à la baguette ceux à qui on promet des miettes
Il y a trop de contre-jours sur nos enfants qui déforment leur silhouette
Avare, Varin responsable véreux
Il quadruple son salaire et dit que le coup du taf est fiévreux
Aucune usine ne devrait fermer grâce à l’argent public
L’état ose dire qu’il n’y a pas de secteur privé dans ses rubriques
Il y a de l’inquiétude, menteur d’un jour, menteur toujours
Il y a des larmes et il y a des malaises que n’arrange pas le compte à rebours
On le savait tous mais ce n’était pas d’actualité
Et il n’y a pas plus dangereux qu’un animal qu’on vient de blesser
« PSA a distribué 200 millions de dividendes à ses actionnaires »
« Ceux qui fabriquent des pièces, ceux qui fabriquent des profits, c’est pas les actionnaires : c’est nous ! »
Tristesse, colère, inquiétude, sacrifice
Déprime, malaise. Ça peut plus durer
Mépris, mensonge, abondance, actionnaires
Escrocs, reclassement. Ça peut plus durer
Profits, esclaves, stress, chômage
Pression, flottement. Ça peut plus durer
Vous être prêts à aller jusqu’où ?
On lâche rien : jusqu’au bout

PSA : politiques au service d’actionnaires
PSA : patrons saboteurs d’avenir
PSA : politiques au service d’actionnaires
PSA : patrons saboteurs d’avenir

Tristesse, colère, inquiétude, sacrifice
Déprime, malaise. Ça peut plus durer
Mépris, mensonge, abondance, actionnaires
Escrocs, reclassement. Ça peut plus durer
Profits, esclaves, stress, chômage
Pression, flottement. Ça peut plus durer
Vous êtes prêts à aller jusqu’où ?
On lâche rien : jusqu’au bout.

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