Blog de Christophe Girard, élu à Saint-Denis

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lundi 17 décembre 2012

Radioscopie du commerce de proximité

logo francebleuFrance Bleu 107.1 a consacré son "Choix de la rédaction" de ce jour aux communes qui se battent au quotidien pour préserver leurs boutiques de proximité avec comme exemples dionysiens : Lionel Marcheron et Laurent Leymonie (avec l'aimable autorisation de reproduction de Marine Chailloux)

jeudi 13 décembre 2012

Foire des Savoir-faire solidaires édition 2012

A partir de demain, 14 décembre, la Foire des Savoir-faire solidaires vous invite à découvrir la diversité des talents artisanaux et créatifs du territoire et devient huit jours le lieu idéal pour envisager la consommation autrement.

A l’approche des fêtes de fin d’année, savoir-faire artisanaux du territoire et produits issus du commerce équitable et de l'agriculture biologique sont répartis sur une cinquantaine de stands. Textiles, accessoires de mode, bijoux, objets de décoration, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses.

Destiné à valoriser et à faire connaître les artisans du territoire, cet événement organisé depuis 2008, par la Ville et Plaine Commune, vous propose de (re)découvrir les talents locaux. Outre l’exposition-vente dans laquelle vous pouvez dénicher des cadeaux et objets introuvables ailleurs, vous pouvez vous essayer aux différentes techniques utilisées par les artisans lors d’ateliers manuels ouverts à tous.

Un espace d’échange appelé le « Café village » est également présent sous le grand chapiteau de 600m2 dressé sur le parvis de la basilique de Saint-Denis. Tout au long de l’événement, il est à votre disposition pour échanger et découvrir de façon conviviale les pratiques de l’économie sociale et solidaire et du développement durable.

Programme FSFS 2012

lundi 10 décembre 2012

Article du Parisien sur le commerce dionysien

Même si le titre est trompeur car il s'agissait de faire un bilan des premières préemptions de fonds ou baux commerciaux, voici l'article que Le Parisien de ce jour y consacre (cliquer sur l'image pour l'agrandir).

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jeudi 8 décembre 2011

Le préfet Lambert accuse la Ville de tous les maux

A la demande du Medef, le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, a reçu les entreprises de La Plaine sur le thème de l'insécurité. Sont présentes les plus grandes (Generali, EDF) comme de plus petites (jusqu'au pharmacien du RER D) ; les historiques (Afnor, Stade de France...) comme celles dont les bâtiments ne sont pas encore sortis de terre comme SFR. Quatre heures durant le préfet a accusé la ville de tous les maux. Les agression de salariés ? L'Etat fait tout ce qu'il peut, mais si l'insécurité perdure à Saint-Denis, c'est de la faute du Maire qui refuse les caméras de vidéo-surveillance. Le manque de patrouilles de police ? Il y suffisamment de fonctionnaires de police nationale (comme chacun peut le constater !), mais où est la police municipale ? L'absence de commerces de proximité ? L'Etat investit beaucoup dans la rénovation urbaine, mais la Ville n'en a cure. La désertification médicale ? Lambert_OK.jpgLa rénovation urbaine (encore elle) financée par l'Etat prévoit de lutter contre, mais la Ville n'envisage aucun projet de maison médicale. Les PV qui pleuvent autour du Stade de France ? La faute aux collectivités locales qui n'ont pas prévu de parkings en nombre suffisant. Les Rrom ? C'est de la faute de la V... Ah non : de la justice qui est trop lente, voire inconséquente puisque rendant parfois des décisions contraires à la volonté préfectorale. La liste est tellement longue que lorsque mon tour de parole est arrivé, en avant dernier, je n'ai pu reprendre tous les griefs dont la Municipalité était accusée. Je me suis senti, comme je l'ai exprimé, "le vilain petit canard de la réunion. Au sens figuré, parce que seul de l'assistance à ne représenter aucune entreprise. Au sens propre, parce que représentant de l'institution rendue, par le préfet, responsable de tous les maux évoqués par les entreprises. Or il me sembl(ait) que les questions abordées était bien trop importantes pour être traitées de manière caricaturale."

Pourtant, avant moi, certains ont essayé de modérer la hargne du préfet à l'encontre de la Ville et de Plaine Commune.

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jeudi 16 décembre 2010

Inauguration du marché de Noël

Depuis quelque 60 ans on cherche à nous noyer dans une société de consommation où non seulement il convient de satisfaire les besoins considérés comme essentiels (alimentation, logement, éducation, santé,…) mais où il serait indispensable d'accumuler des biens (par pression sociale ou publicitaire) et de les utiliser ou juste les montrer. Son symbole est l'objet « consommable » qui s'use et qu'il faut renouveler, voire l'objet jetable. S'il est possible de produire des objets plus résistants, celà augmenterait leur durée de vie, ce qui nuirait alors à la consommation.

L'idéologie consumériste se résume ainsi : il faut sans cesse créer de nouveaux désirs et le remède à tous ces pseudos désirs est de les assouvir. Et pour assouvir ses désirs, il faut gagner suffisamment d'argent pour pouvoir se le permettre... Ou à se les accaparer de manière illégale voire violente. Cela suppose que, dans cette idéologie, tout est mercantilisable et que tous les désirs et les efforts, sous influence publicitaire, finissent par être constamment orientés vers un seul et unique horizon : la consommation. .

On le voit, cette focalisation sur les biens matériels pose un problème moral et philosophique pour le consommateur, une question concernant la finalité de l'Homme et de la vie terrestre. Une question de frustration et de délinquance au quotidien.

On ne peut non plus faire l’impasse sur les implications concrètes de la consommation, à travers ce qu'elle implique en termes de production, transport et distribution. Et notamment les conséquences en termes de conditions de travail, les conséquences sur l'environnement, les ressources naturelles et la santé.

Enfin, sur le plan social, lorsque la consommation devient la valeur centrale de la société, l'être humain peut devenir lui aussi un "produit" qui doit "savoir se vendre" et qui doit entrer "en concurrence", "en guerre", avec tous et autrui. La cohésion sociale et les valeurs humaines sont alors mises au second plan lorsque ce principe s'applique sur fond de crise économique et sociale entraînant une pression et une détresse morale, voire un isolement social, que même la consommation ne parvient pas à atténuer.

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Voilà pourquoi le marché de Noël de Saint-Denis et sa Foire des Savoir-Faire va à l’encontre de la société de sur-consommation. C’est une critique du "tout quantitatif" et de ses corollaires : productivisme, standardisation, esprit de concurrence agressive. Cette manifestation promeut la "diversité qualitative", le développement durable, les valeurs humaines de coopération et de partage.

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