Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 11 mars 2018

Entre Erdogan et les Kurdes d'Afrin, Libération a choisit le dictateur islamiste !

Dans un article intitulé “Afrin: le jeu de dupes turco-kurdo-syrien”, le 22 février dernier, Libération réussit un abominable tour de force pro-Erdogan. En trois phrases.

En effet, le quotidien entame sont article par : “Pendant qu’il poursuit son carnage dans la Ghouta, le régime de Bachar al-Assad intervient sur un tout autre front, à l’extrémité nord-ouest de la Syrie. Dans la zone d’Afrin, où se déroule depuis un mois une offensive menée par l’armée turque pour déloger de sa frontière les forces kurdes du YPG, la bataille déjà confuse tourne à l’imbroglio. Des unités paramilitaires aux ordres de Damas tentent depuis deux jours de prêter main-forte aux Kurdes face à l’ennemi commun turc dans un jeu d’alliance improbable.”

Ainsi il s’agit d’Afrin, mais Libération attaque d’entrée sur la Ghouta et sur le “carnage” que le régime syrien y commet. Si ce dernier vient préter main forte aux Kurdes on doit comprendre que les Turcs sont les "gentils" dans ce conflit. En outre, le quotidien de Laurent Joffrin nous fait comprendre que la Turquie n'agit que pour protéger sa frontière, reprenant ainsi à son compte la propagande du dictateur islamiste d’Ankara. Enfin, selon le journal, il n’y aurait que trois acteurs en jeu : la Turquie (membre de l’OTAN), les Kurdes du YPG et le régime dictatorial syrien. Mais où sont passés les islamistes du Faylaq al-Cham, le bras armé des Frères musulmans syriens ?

Entre Erdogan et les Kurdes d'Afrin, Libération a choisit le dictateur islamiste !

Il faut lui rappeler que depuis le 20 janvier, le président turc Recep Tayyip Erdogan a lancé une invasion du Kurdistan syrien en totale violation du droit international. L'armée turque, ses chars, son artillerie et son aviation bombardent et détruisent les villages de l'enclave kurde d'Afrin, au nord-est de la Syrie et se livrent à des massacres sur les populations civiles.

Les combattants kurdes ont été nos meilleurs alliés contre l'État Islamique. Sur le terrain, ce sont les jeunes hommes et femmes kurdes, qui en 2014, ont arrêté l'État Islamique à Kobane (à quelques dizaines de kilomètres à l'ouest d'Afrin) et brisé son mythe d'invincibilité.

Barin Kobane

A la mémoire de Barin Kobané, son nom de combattante. Elle était kurde et elle est morte début février pour nous, massacrée par les hommes d'Erdogan et ses alliés islamistes. On l’a découverte dénudée, gisant à terre, elle a été visiblement torturée, ses seins ont été découpés et autour de son corps mutilé, les soldats dansent, hurlent de joie et crient «Allah Akbar». Elle était de ces combattants et combattantes kurdes qui ont fait rempart de leur corps pour nous protéger de l'État Islamique. Gloire à elle.

lundi 28 mars 2016

Solidarité avec les victimes du 48 rue de la République

Près de 4 mois après l’assaut du Raid contre les terroristes retranchés dans leur immeuble, la lutte continue pour les habitants du 48 rue de la République à Saint-Denis évacués de leur logement le 18 novembre dernier. Constitués en association et entourés d’un comité de soutien (au nombre desquels le PG Saint-Denis, ils attendent toujours la reconnaissance de leur statut de victime, leur relogement et la régularisation des sans papiers à titre humanitaire.

Déterminés à faire valoir leurs droits, une soirée de solidarité est organisée :

MERCREDI 30 MARS A PARTIR DE 19h Au Théâtre Gérard Philipe Saint-Denis

HK & Balàfond, Jeph, Lassina Traoré, Samia Orosemane, La Cie Jolie môme

soutienVictimes48Republique.jpg

jeudi 28 janvier 2016

La constitutionnalisation de l'état d'urgence n'est pas un problème pour Hanotin

Le député de la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis n'avait pas voulu se prononcer publiquement sur la constitutionnalisation de l'état d'urgence jusqu'ici malgré différentes interpellations. Mais enfin, au détour d'une triplette de tweets (reproduits ci-dessous) il dévoile en creux sa position quant à cette question : ce n'est pas un problème qui ferait peser un danger sérieux sur nos libertés démocratiques, individuelles, sociales et politiques. Si la question de la déchéance de nationalité est évacuée il vote pour l'état d'urgence permanent.

decheanceHanotin.jpg

Le député s'était déclaré "Charlie" en janvier dernier, mais probablement est-il trop inexpérimenté pour savoir ce que voulait dire se revendiquer de Choron, Wolinski, Defeil de Ton ou autre Willem. La liberté d’information, d’expression, de manifestation et de réunion ne peut être bradée à aucun prix.

La gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels, n'émeut pas notre député, quand bien même elle serait l'apanage de l'extrême droite. Que des militants de la cause écologique soient assignés à résidence, que des manifestations pacifistes soient interdites, que des militants politiques, associatifs et syndicalistes soient arrêtés et que les contrôles au faciès se multiplient ne troublent pas le sommeil de notre Haroun El Poussah local, sourd et aveugle aux méfaits de Manuel Iznogoud Valls.

mercredi 20 janvier 2016

Appel unitaire dionysien contre le projet de réforme constitutionnelle

Sur la base d'un texte que j'ai produit, de très nombreux syndicats, associations, collectifs et partis politiques ont signé un appel dionysien contre le projet de réforme constitutionnelle :

STOP à l'état d'urgence
Non au projet de déchéance de la nationalité

Après les attentats barbares de Paris et Saint-Denis que nous condamnons, F. Hollande et le gouvernement Valls veulent inscrire l'état d'urgence dans la Constitution. Sous couvert de combattre «le terrorisme», en entretenant un état de guerre permanent, l’état d’urgence fait peser un danger sérieux sur nos libertés démocratiques, individuelles, sociales et politiques et sur la démocratie.

Vouloir priver de leur nationalité jusqu'aux personnes nées françaises, c'est s'engager dans la voie d'une nationalité à deux vitesses. Tous les français sont égaux devant la loi quelle que soit leur origine. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l'indispensable engagement de l'Etat en faveur de l'égalité des droits, de la justice sociale, sur le développement des services publics, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d'exclusion que vit toute une partie de nos concitoyens, notamment à Saint-Denis. Il favorise la stigmatisation croissante mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.

Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et fraternels. Nous appelons à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d'information, d'expression, de manifestation et de réunion. Nous exercerons une vigilance permanente afin que nos droits et libertés soient préservés et que nul ne soit victime de discriminations.

Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d'urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l'effroi légitime suscité par les attentats. Nous n'acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n'offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels. Ainsi, des militants de la cause écologique sont assignés à résidence, des manifestations pacifistes sont interdites, des militants politiques, associatifs et syndicalistes sont arrêtés, les contrôles au faciès se multiplient. Nous demandons le retrait des poursuites contre les militants des mouvements sociaux et la levée immédiate de l’état d’urgence.

Notre rejet de cette révision constitutionnelle est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.

Nous appelons les parlementaires à refuser en conscience cette insupportable atteinte aux principes d'égalité et de fraternité.

Manifestation, samedi 30 janvier2016 à 14H30 – Place de la République
RDV pour un départ collectif à Saint-Denis, 13H devant la Mairie

Signataires : Union locale CGT, Union locale Sud-Solidaires, SNUIPP-FSU, Sud-Education, Sud CT Mairie de St-Denis, EVTC, le comité dionysien du Mouvement de la paix, le MRAP, La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) de Plaine Commune, Droit au Logement (DAL), la Coordination 93 des sans papiers, la Coordination des foyers des travailleurs migrants de Plaine Commune, le comité dionysien de Femmes Solidaires, Plaine de femmes, Les Bonnets d’âne, Sciences Populaires Saint-Denis, AFPS, CPPI St Denis, Alternative Libertaire, Ensemble !, le NPA, le PCF, le PG, EELV, groupe Henry Poulaille de la F.A....

Pour signer la pétition contre le projet de réforme du gouvernement : http://www.nousnecederonspas.org/

mardi 12 janvier 2016

Le PG contre la déchéance de nationalité et l'escalade sécuritaire

decheancenationalitepetit.jpg

- page 1 de 3