Blog de Christophe Girard, élu à Saint-Denis

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mardi 1 juin 2010

Le ministre de l'Education explique aux recteurs comment supprimer l'école

Comme dans le reste de la fonction publique d'Etat, le gouvernement a décidé de supprimer des postes dans le cadre de la RGPP et de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. A l'Education nationale, cela représente 15 à 17 000 enseignants en moins en 2011. Fastoche ! il suffit d'augmenter le nombre d'élèves par classe, d'arrêter toute scolarisation d'enfant de moins de 3 ans, de ne pas remplacer les enseignants absents, de supprimer les Rased et de revenir aux fondamentaux plutôt que se disperser avec l'apprentissage des langues ou des activités culturelles.

Impossible ? Eh bien ce n'est pas l'avis du ministère de l'Education nationale qui vient de demander aux académies de « mobiliser les gisements d’efficience visant à respecter la contrainte » de la RGPP. Dans le document transmis aux recteurs, on peut lire, concernant le primaire : « Les leviers académiques identifiés - 1D • Augmentation de la taille des classes: • relèvement des seuils d’ouverture et de fermeture de classe • regroupement des structures • Réduction du besoin de remplacement: • réduction du besoin de remplacement • ouverture du vivier de remplacement • Baisse de la scolarisation à 2 ans • Sédentarisation des enseignants "hors la classe": • enseignement spécialisé – RASED • coordination/ animation pédagogique • personnels affectés à d’autres fonctions • Intervenants extérieurs/assistants de langue. »

Et le ministère de préciser que « L’identification des "gisements" doit se faire indépendamment des situations de sur ou sousdotation, du respect des enveloppes d’emplois et de masse salariale et des contraintes démographiques qui seront introduits dans l’exercice ultérieurement. » Autrement dit : ce n'est pas parce que vous n'avez pas assez de moyens aujourd'hui que vous ne devez pas encore les réduire ; on verra ça plus tard.

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dimanche 23 mai 2010

29 mai : le printemps services publics

printemps services publics http://www.myspace.com/printempsservicespublics

samedi 28 février 2009

Spectacle de Tamerantong! sur fond de RGPP

J'ai assisté cet après-midi au spectacle donné à La Belle étoile par les 24 enfants du quartier Plaine et intitulé "Plaine ô ma Plaine III".

Créée en 1988, la compagnie Tamèrantong! réunit autour d’elle des équipes artistiques et techniques issues du spectacle, du rock alternatif, des arts martiaux, des arts déco. La compagnie se donne pour mission de monter des spectacles dans les quartiers populaires. Après Paris-Belleville (75) et à Mantes la jolie (78), la compagnie s'active depuis trois ans à St Denis (93). Le projet y est mené avec le soutien municipal de la démarche quartier, de la maison de quartier, de la direction de l'enseignement et de la politique de la Ville.

Drôles, bons comédiens, la salle comble d'habitants du quartier a fait une ovation aux enfants. Mais le meilleur fut d'entendre la mère de l'un d'eux s'émerveiller : "Jamais je ne l'aurai cru capable de faire ça !" En effet, non seulement cette activité théâtrale permet aux enfants qualifiés de "difficiles" de se sentir valorisés, mais modifie le regard que les adultes leurportent.

Plaine ô ma Plaine III

Si tout le monde convient de l'extrême valeur de cette action, pour boucler le budget 2008, il m'a fallut solliciter Christiane Barret, la préfète déléguée à l'égalité des chances de Seine-Saint-Denis, afin que Tamerantong! bénéficie d'une partie du reliquat annuel de l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé). Pour 2009, il sera question du renouvellement de la convention pluriannuelle d'objectif (CPO) qui assure une certaine pérennité des financements. En effet, la dernière est arrivée à terme fin décembre... et l'Acsé ne renouvelle plus les CPO en attendant sa réorganisation quiinterviendra au mieux au second semestre 2009. Plusieurs associations dyonisiennes sont confrontées au mêmes difficultés.

Associations en danger

En raison de la révision générale des politiques publiques (RGPP) par le gouvernement de droite, l'Acsé va éclater. Le collectif "Associations en danger" s'en inquiète : «D'ores et déjà, les moyens des associations se réduisent et se précarisent ; les conventions pluriannuelles sont mises en cause ; les activités développées n'échappent plus à la marchandisation de la société du fait de la logique de l'appel d'offre avec mise en concurrence. La révision des missions de l'Acsé met en péril le tissu associatif, l'engagement des citoyens dans la vie de la cité, le lien social, les actions de proximité et fragilise la démocratie. Nous refusons cette remise en cause des missions de l'Acsé, l'abandon d'une partie de la population et appelons les associations à agir ensemble. »