Comme dans le reste de la fonction publique d'Etat, le gouvernement a décidé de supprimer des postes dans le cadre de la RGPP et de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. A l'Education nationale, cela représente 15 à 17 000 enseignants en moins en 2011. Fastoche ! il suffit d'augmenter le nombre d'élèves par classe, d'arrêter toute scolarisation d'enfant de moins de 3 ans, de ne pas remplacer les enseignants absents, de supprimer les Rased et de revenir aux fondamentaux plutôt que se disperser avec l'apprentissage des langues ou des activités culturelles.
Impossible ? Eh bien ce n'est pas l'avis du ministère de l'Education nationale qui vient de demander aux académies de « mobiliser les gisements d’efficience visant à respecter la contrainte » de la RGPP. Dans le document transmis aux recteurs, on peut lire, concernant le primaire : « Les leviers académiques identifiés - 1D • Augmentation de la taille des classes: • relèvement des seuils d’ouverture et de fermeture de classe • regroupement des structures • Réduction du besoin de remplacement: • réduction du besoin de remplacement • ouverture du vivier de remplacement • Baisse de la scolarisation à 2 ans • Sédentarisation des enseignants "hors la classe": • enseignement spécialisé – RASED • coordination/ animation pédagogique • personnels affectés à d’autres fonctions • Intervenants extérieurs/assistants de langue. »
Et le ministère de préciser que « L’identification des "gisements" doit se faire indépendamment des situations de sur ou sousdotation, du respect des enveloppes d’emplois et de masse salariale et des contraintes démographiques qui seront introduits dans l’exercice ultérieurement. » Autrement dit : ce n'est pas parce que vous n'avez pas assez de moyens aujourd'hui que vous ne devez pas encore les réduire ; on verra ça plus tard.
