Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

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Tag - France Insoumise

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mardi 13 juin 2017

Déclaration d'Eric Coquerel à l'issue du 1er tour

Les résultats du premier tour de l'élection législative dans la 1ère circonscription, comme au niveau national, sont marqués par une abstention vertigineuse (50,63% au plan national, 63 % dans notre circonscription), mais aussi par le bon résultat de France Insoumise avec 74 qualifications pour le second tour. Cela démontre qu'il n'y a pas de fatalité à une majorité pour détruire le code du travail, réduire les libertés publiques, cajoler les riches et poursuivre sur la voie de l'irresponsabilité écologique.

Dans ce contexte, le deuxième tour m'opposera au candidat de la République en Marche. Je remercie les citoyens qui m'ont apporté leurs suffrages et je les invite à renouveler leur vote pour le deuxième tour.

J'appelle également tous ceux qui refusent de donner les pleins pouvoirs à Macron à se rassembler sur ma candidature. J'adresse par ailleurs un appel aux milieux populaires et à la jeunesse, qui se sont moins mobilisés cette fois-ci que pour l'élection présidentielle : par votre vote, vous pouvez cette fois l'emporter et faire grandir à l'Assemblée Nationale une opposition écologique et sociale.

Je souhaite que la courte campagne de second tour permette un sursaut de participation. Pour cela, il est nécessaire qu'elle soit l'occasion d'éclairer nos concitoyens sur la teneur des deux projets de société que nous portons l'un et l'autre.

C'est pourquoi je propose à Sébastien Menard un débat public et j'invite les médias à l'organiser.

Eric Coquerel,
Candidat de la France Insoumise dans la 1ère circonscription de Seine-Saint-Denis

mardi 30 mai 2017

Mon discours de soutien à Eric Coquerel et Manon Monmirel en présence de Jean-Luc Mélenchon

Aujourd’hui, 6 millions de personnes vivent dans les 1 500 quartiers les plus pauvres, ciblés par la géographie prioritaire. La quasi-totalité de la circonscription 1 de Seine-Saint-Denis est incluse dans cette géographie et bénéficie de la politique de la ville qui vise à réduire les écarts de développement au sein des villes, à restaurer l’égalité républicaine dans les quartiers défavorisés et à améliorer les conditions de vie de leurs habitants.

Pour répondre au cumul de difficultés qui touchent ces territoires et leurs habitants, la politique de la ville est censée mobiliser l’ensemble des politiques de droit commun et des services publics, et dispose de crédits spécifiques d’intervention.

En d’autres mots, la politique de la ville, c’est théoriquement donner plus à ceux qui ont moins ou à ceux qui en ont le plus besoin. Plus de services publics, une meilleure école, un développement économique au bénéfice de la lutte contre le chômage, une présence accrue des adultes (policiers, éducateurs, animateurs) sur le terrain, des logements dignes.

Mais voilà, cette année encore le rapport de l’Observatoire national de la politique de la ville, un organisme public, montre que, loin de s’améliorer, la situation des quartiers en difficulté s’aggrave. Normal, parce qu’au lieu de donner plus à ceux qui ont moins, les gouvernements LR, PS-En Marche ont toujours fait l’inverse. Ainsi, l’éducation nationale consacre 1,5 fois plus à un élève à Paris qu’à un Séquano-dionysien. Et même au sein même de la politique de la ville, la répartition des moyens est inégalitaire ; ainsi un habitant d’un quartier prioritaire des Yvelines génère un budget de rattrapage 2 fois plus élevé qu’un habitant des Raguenets, de Pleyel, de Thorez ou de Debain.

Il suffit de vivre dans nos quartiers pour le savoir. Nous, qui élevons nos enfants ici, nous voyons combien de profs manquent à l’appel dès la rentrée. Nous qui vivons ici, nous voyons les guichets de la Caisse d’allocation familiale fermer, nous voyons les services publics incapables d’accueillir dignement les usagers sur notre territoire. Quelle souffrance pour eux et pour les agents de ces services publics. Nous qui demeurons ici, nous repérons ces marchands de sommeil qui ont pignon sur rue et exploitent les plus malheureux en toute impunité. A l’instar de la candidate En Marche de Saint-Denis qui est accusée d’avoir loué à prix d’or un appartement insalubre. Nous qui résidons ici, nous constatons l’inadéquation de la police et l’absence de mesures de prévention de la délinquance dans nos quartiers.

Et que font Macron-Philippe à peine installés sous les ors de la République ? Ils suppriment le ministère de la Ville et nomme un ministre de la Cohésion des territoires. Notre sort est dilué. Concrètement, l’actuel gouvernement entend traiter nos quartiers urbains défavorisés au même titre que certaines zones rurales et petites villes en déclin comme Guéret, Auch ou Sablé-sur-Sarthe. Aucune action ne prendrait plus en compte les problématiques spécifiques liées à la relégation urbaine, à l'immigration et surtout aux discriminations qui touchent les populations des quartiers, notamment quand elles veulent obtenir un emploi ou un logement.

Aujourd’hui, 35 ans après Marche pour l'égalité et contre le racisme, 6 millions de concitoyens attendent toujours que la France tienne les promesses du pacte républicain.

C’est contre cet oubli et cette indifférence que je soutiens la candidature d’Eric Coquerel et de Manon Monmirel.

Avec Eric député, je sais, parce que je le connais de longue date, nous disposerons d’une voix capable d’affirmer l’enjeu spécifique des habitants des quartiers populaires à l’Assemblée nationale et au-delà.

Je le sais parce que, en tant que maire-adjoint à la politique de la ville de Saint-Denis, c’est avec lui qu’à la naissance du FdG nous avons créé la commission Ville habitat et solidarités urbaines du FdG. En effet, nous partageons la conviction que l’accès au logement, le droit à la ville, la solidarité entre les territoires conditionnent le bien être des habitants et la modernité de notre pays.

Je soutiens Eric, moi le délégué CGT, parce que j’ai toujours trouvé en lui un allié actif des luttes sociales et de la condamnation sans appel des discriminations.

Je soutiens, Eric Coquerel, moi le militant associatif et politique, parce que c’est avec lui que nous avons activement appuyé les luttes des quartiers stigmatisés et leurs victimes, comme Adama Traoré et sa famille.

Voilà pourquoi Pour garantir à tous une offre de qualité d’activités périscolaires sans discrimination économique des communes ou des familles ; Pour orienter les soutiens des instances sportives vers des objectifs émancipateurs et égalitaires ; Pour promouvoir une culture qui rapproche et qui fédère ; Pour accompagner nos quartiers dans la transition écologique contre la précarité énergétique ; Pour soutenir les collectivités qui développent la solidarité par le logement ; Pour garantir une attention publique nationale à la santé des habitants des quartiers populaires ; Pour proposer de vrais débouchés professionnels aux demandeurs d’emploi des QPV ; Pour que nos enfant bénéficie d’une école dont ils seront fiers ; Ne donnons pas les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron.

Non, pour une autre majorité parlementaire, votons pour un député insoumis

Les 11 et 18 juin prochain, votons pour Manon Monmirel et Eric Coquerel

Je vous remercie

mercredi 26 avril 2017

Demande de rectificatifs au Parisien

Ce matin, le Parisien publie un article intitulé "Sur la 2e circonscription, ils veulent l'étiquette France insoumise" bourré d'erreurs factuelle.

En voici la teneur : « Deux personnalités se disputent l'investiture France insoumise sur la 2 e circonscription : d'un côté, Stéphane Peu, militant PCF et maire adjoint à Saint-Denis en charge de l'urbanisme ; de l'autre, Christophe Girard, ex-maire adjoint dans la même commune et militant, lui, du Parti de gauche. « Je fais partie du staff national de Jean-Luc Mélenchon sur les questions de logement entre autres. Et il y a plus d'un an, j'ai été choisi par plus de 200 militants France insoumise », argumente Stéphane Peu, qui s'estime le plus légitime. Il a en outre reçu il y a quelques semaines le soutien du groupe local Saint-Denis insoumise... qui enchaîne cette semaine les réunions pour réévaluer la situation. « Je suis l'initiateur du mouvement de Jean-Luc Mélenchon en Seine-Saint-Denis », affirme de son côté Christophe Girard. Qui ajoute : « Pour l'instant, il n'y a pas de candidat officiel désigné par les instances nationales. Stéphane Peu ne peut donc pas s'en revendiquer, et moi, je suis candidat à l'investiture. Mais qu'il y ait plusieurs candidats, ce n'est pas un problème, c'est le jeu de la démocratie. » T.P. (avec G.B.)"

J'ai demandé au journaliste un correctif lui indiquant que les propos que nous avons échangés il y a quelques semaines étaient totalement déformés.

En effet, je ne lui ai jamais prétendu être « l'initiateur du mouvement de Jean-Luc Mélenchon en Seine-Saint-Denis », mais lui ai fait part de mon soutien à JLM depuis avant même sa déclaration de candidature, et d'avoir été à l'initiative du groupe de soutien à Saint-Denis... la ville, pas le département.

Je lui exprime mon étonnement de lire que Stéphane Peu fait « partie du staff national de Jean-Luc Mélenchon sur les questions de logement entre autres » : une simple vérification auprès de l'équipe de campagne de JLM2017 lui aurait permis d'apprendre qu'il n'en est rien. Emmanuel Bompard, le directeur de campagne de JLM, et Leïla Chaïbi, animatrice du groupe de travail Logement du programme de France Insoumise, me précisent d'ailleurs ce matin qu'il n'a même pas été auditionné pour le livret "Pour un logement universel et durable" et qu'il n'a jamais adressé la moindre contribution à l'équipe de campagne.

Enfin pour qu'il puisse rectifier son article, je lui ai précisé qu'à aucun moment Stéphane Peu n'avait reçu le soutien du groupe local de Saint-Denis l'insoumise, contrairement à ce qu'il prétend. Une partie du groupe estime que l'investiture France insoumise pourrait lui être attribuée, une autre non. La question n'est pas tranchée. C'est d'ailleurs ce que j'avais dit au journaliste lors de notre entretien téléphonique.

Quant à celui qui confond « 200 militants de France insoumise » avec ceux du PCF, il devrait immédiatement cesser de s'intéresser à la politique.

lundi 24 avril 2017

La France insoumise 1ère force politique à Saint-Denis

Saint-Denis l’insoumise remercie chacun des 12 526 Dionysiennes et Dionysiens (43,4% des suffrages exprimés) qui ont placé Jean-Luc Mélenchon très largement en tête dans notre commune. Il double le score qu'il avait réalisé à la précédente élection présidentielle en 2012. Il relègue Emmanuel Macron (23%) très loin derrière. Quant à Benoît Hamon (9,7%), moins de 1 Dionysien sur 10 lui a accordé son suffrage, le plaçant en 4e position sur la circonscription de son directeur de campagne, Mathieu Hanotin.

La France insoumise est donc la première force politique du département et de la ville. C’est la force du peuple qui s’est exprimée à Saint-Denis. Le score de Jean-Luc Mélenchon, à Saint-Denis comme à Marseille, Grenoble, Lille… est un socle pour reconstruire la gauche que les dirigeants du PS ont sabordée ces 30 dernières années.

Bien sûr, nous savons que Macron et LePen sont les candidats des puissances de l'argent et du rejet des plus fragiles. Pour eux, les étrangers et les classes populaires sont les boucs émissaires de la crise. C'est une mauvaise nouvelle pour les Dionysien-ne-s. Le succès de la France insoumise repose depuis sa création sur la nature collective de son action, sur la transparence de ses décisions démocratiques et le refus de la parole venue d'en haut. Pour le second tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, plutôt que de lancer une consigne de vote, s’en remet donc à la consultation par voie électronique de ses 450 000 soutiens. Le résultat en sera connu dans les prochains jours.

Mais plus rien ne sera comme avant !

Le score obtenu ce dimanche est remarquable. Nous échouons de peu à atteindre le second tour. Bien sûr, il y a de la déception, de l'amertume, de la colère mais nous avons ensemble semé les graines d'un Avenir en commun. Au final, nous n'avons pas perdu, nous avons gagné car nous avons montré que le peuple et la gauche ne sont pas morts. Nous avons démontré que la gauche n'a de dynamisme véritable que quand elle est bien à gauche.

Nous avons montré que des jours heureux sont possibles, loin des guerres, des désastres écologiques, de l'austérité, de la compétitivité en mettant l’humain et la vie au cœur de la politique.

Oui, nous avons montré que c'est possible, que nous pouvons changer la vie !

Aux élections législatives qui arrivent, nous maintiendrons l'unité et la cohérence, au-delà des partis, qui ont permis le magnifique résultat obtenu ici par Jean-Luc Mélenchon.

La France insoumise est forte de la diversité de toutes celles et tous ceux qui, sans réserve ni sélection, composent le mouvement, chacun à sa manière. Il s'agit aujourd'hui de continuer, consolider, amplifier l'élan de ces dernières semaines et de lutter encore contre l'abstention. Tant de nouveaux talents pour un engagement citoyen se sont révélés et tant d'autres, de tous horizons, de toutes origines, restent encore à découvrir, à solliciter : c'est notre défi que nous voulons relever, nous les Insoumis.

Le succès n'appartient à personne en particulier mais à notre rassemblement, à vous !

jeudi 30 mars 2017

Une candidature d'union de la gauche

Le PS et LR imposent à la France des politiques libérales depuis 35 ans. Ils prennent dans les poches des salariés pour rembourser les dettes creusées par la Finance. Ils réduisent les moyens des services publics au profit de compagnies privées plus coûteuses pour les usagers... Résultat : les inégalités s'amplifient. Depuis des années le travail est détruit et l’argent est capté par les marchés financiers. Au nom du libéralisme, le droit du travail est attaqué, les retraites diminuées, les salariés fragilisés... pendant que les grandes entreprises bénéficient de plusieurs milliards de cadeaux sans aucune contrepartie.

Pour changer cet ordre des choses, la révolution citoyenne est la seule méthode collective, pacifique et positive disponible. Jean-Luc Mélenchon mène cette révolution. C'est un candidat solide à la présidentielle avec un programme crédible et un mouvement ouvert. Aujourd'hui tout le monde s'accorde pour dire que sa victoire le 7 mai prochain est à notre portée.

candidature_C.Girard_legislatives2017_9302.2.jpgDans la foulée de la présidentielle se tiendront, en juin prochain, les élections législatives. Sur la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis (Saint-Denis au nord du canal, Pierrefitte et Villetaneuse), la France Insoumise, le mouvement lancé par Jean-Luc Mélenchon, n’a pas encore désigné son candidat.

L’offre politique qui se profile sur notre territoire ne répond pas à notre vision de la révolution citoyenne. Deux élus municipaux PCF se sont autodéclarés candidats... sans se préoccuper des risques que leur division fait peser sur l’avenir des Dionysien-ne-s, Pierrefitois-es et Villetaneusien-ne-s. Leur aveuglement s’inscrit parfaitement dans les travers de la 5e République avec des choix personnels qui priment sur l’action collective et l’intérêt général. En outre leurs responsabilités dans le conseil municipal transformeront localement la campagne des législatives en une campagne municipale bis, rendant les vrais enjeux inaudibles.

Dans ces conditions il faut passer à l’action. Voilà pourquoi je propose aux camarades et amis de France Insoumise, du Parti de Gauche, du PCF, d’Ensemble! et plus largement aux citoyen-ne-s de gauche ma candidature à l’élection législative sur la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis. Mon objectif est de dénouer ainsi les liens qui nous paralysent aujourd’hui avec une candidature d’union de la gauche ancrée dans notre territoire.

Ensemble, co-construisons l'Avenir en commun !