Sans s’être au préalable concertées, les villes de Saint-Denis et de Gennevilliers ont missionné le cabinet d’étude Gers pour mener une étude relative aux effets du relogement sur les dynamiques sociales des ménages concernés par un projet de renouvellement urbain et la démolition de leur logement.
L’approche qualitative développée par les études nous rappelle que pour les personnes rencontrées, les changements concernant leur logement et leur vie quotidienne s’inscrivent dans des transformations qui touchent à toutes les sphères de leur vie sociale, modifient leur rapport au quartier, aux écoles, et transforment les rapports sociaux de proximité.
Ces études nous parlent de l’importance de la stabilité résidentielle dès lors que les ressources économiques et sociales sont faibles, de l’importance des services publics locaux, de l’importance de partager une communauté de valeurs, de modes de vie et d’échapper au jugement social qui permet l’entre-soi populaire.
En ce sens, ces études sont pionnières et doivent instruire l’ensemble des acteurs en présence pour une évaluation qu’il reste à mener. D’ailleurs d’autres études se réalisent aujourd’hui à partir de ces mêmes interrogations. (cf. étude Fors Commanditée par la DRHIL 93).
Plus généralement, la période est propice à la réflexion : fin de la plupart de nos programmes ANRU1, études préalables aux projets de la seconde phase. D’ailleurs le Comité de suivi et d’évaluation (CES) de l’ANRU propose dans son rapport 2011 des éléments d’évaluation et des préconisations pour l’avenir qui nous semblent, là encore, croiser notre travail.
Réfléchir collectivement sur une politique publique en action
Avec ma collègue de Gennevilliers, Martine Monsel, il nous paraît fondamental de comprendre les effets d’une politique publique aussi ambitieuse sur les trajectoires sociales des familles de quartiers populaires d’habitat social. Tous les ménages voient-ils leurs conditions de vie s’améliorer ? Qu’en est-il des ménages disposant de faibles ressources économiques et sociales ? L’accompagnement social est très conséquent pendant la période de relogement ; peut-il s’arrêter à l’entrée dans le nouveau logement ? Comment concilier la valorisation de la mobilité et des « parcours résidentiels » (accession à la propriété, au logement neuf, etc.) avec les souhaits des ménages et les arbitrages nécessaires ?
Aussi , j’organise conjointement avec mon homologue de Gennevilliers un
après-midi de réflexion sur la place des dynamiques sociales dans les projets
urbains. Nous avons scindé les débats en deux temps forts :
- Les trajectoires socio-résidentielles des ménages à l’épreuve du
relogement
- Démolitions et relogements, quels effets sociaux dans les quartiers
Mercredi 20 février 2013, de 14 à 17h30
Salle du Conseil municipal
Mairie de Gennevilliers
La rénovation urbaine (encore elle) financée par
l'Etat prévoit de lutter contre, mais la Ville n'envisage aucun projet de
maison médicale. Les PV qui pleuvent autour du Stade de France ? La faute
aux collectivités locales qui n'ont pas prévu de parkings en nombre suffisant.
Les Rrom ? C'est de la faute de la V... Ah non : de la justice qui
est trop lente, voire inconséquente puisque rendant parfois des décisions
contraires à la volonté préfectorale. La liste est tellement longue que lorsque
mon tour de parole est arrivé, en avant dernier, je n'ai pu reprendre tous les
griefs dont la Municipalité était accusée. Je me suis senti, comme je l'ai
exprimé, "le vilain petit canard de la réunion. Au sens figuré, parce que
seul de l'assistance à ne représenter aucune entreprise. Au sens propre, parce
que représentant de l'institution rendue, par le préfet, responsable de tous
les maux évoqués par les entreprises. Or il me sembl(ait) que les questions
abordées était bien trop importantes pour être traitées de manière
caricaturale."