Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

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vendredi 9 juin 2017

Lettre de Jean-Luc Mélenchon

Madame, Monsieur,

Chers insoumis,

L'enjeu de l'élection législative a changé de nature ces dernières heures. Quatre jours avant le vote nous apprenons par le journal « Le Parisien » l'ampleur de la remise en cause du code du travail prévue par le gouvernement de monsieur Macron. Trois jours avant le vote, grâce au journal « Le Monde », nous découvrons un projet de transposition dans le droit commun des dispositions de l'Etat d'urgence. Ainsi tout le droit social et tout le système des libertés individuelles de notre pays sont désormais en cause.

Dans le premier cas il s'agit d'un coup d'état social puisque les parlementaires ne pourraient discuter ni amender une seule des décisions prévues par les ordonnances. Pourtant des milliers de questions très précises concernant la vie quotidienne des salariés sont en en cause : la durée du travail, les salaires, le droit d'alerte et celui de retrait en situation de danger, les motifs de licenciements, et ainsi de suite. Un siècle de luttes et de compromis sociaux vont être abrogés.

Dans le second cas toutes les protections qui garantissent les libertés individuelles vont être remises en cause. Par exemple les perquisitions à domicile et les mises en résidence surveillées pourront être ordonnées par le ministre de l'intérieur et les préfets sans aucune autorisation préalable d'un juge ! De même pour la surveillance des conversations privées téléphoniques. Et ainsi de suite.

Peut-être n'est-ce pas tout. Raison de plus pour refuser fermement de donner les pleins pouvoirs à Monsieur Macron comme il le réclame. Nos bulletins de vote prennent donc le sens précieux d'une mobilisation pour la défense de nos acquis sociaux et de nos libertés individuelles.

Si ceux qui ont voté pour le programme « L'avenir en commun » dont j'ai été le candidat à l'élection présidentielle confirment leur soutien à ce projet en votant pour les candidats de « La France Insoumise », nous serons le groupe de députés décisifs à l'Assemblée nationale. Les bulletins de vote marqués du logo « PHI » seront dans tous les bureaux de vote du pays. On ne peut se tromper.

Sur le terrain l'accueil qui est réservé à nos candidatures est bon. Parfois la présence au second tour se jouera à quelques voix comme à la présidentielles même si nous sommes en tête de toute l'opposition au système Macron. J'appelle donc a ne pas disperser les voix qui se sont rassemblées avec « La France insoumise » en avril dernier.

Enfin je remercie toutes les personnes qui ont manifesté leur solidarité en public comme en privé pendant l'interminable campagne de dénigrement qui s'est abattue sur moi sans limite de décence.

Je vous assure de mon engagement fidèle et constant au service de l'idéal humaniste écologique et social qui est le notre.

mercredi 26 avril 2017

Etrange affiche de Jeanne-Marine Le Pen pour le 2nd tour

Jeanne-Marine Le Pen

Demande de rectificatifs au Parisien

Ce matin, le Parisien publie un article intitulé "Sur la 2e circonscription, ils veulent l'étiquette France insoumise" bourré d'erreurs factuelle.

En voici la teneur : « Deux personnalités se disputent l'investiture France insoumise sur la 2 e circonscription : d'un côté, Stéphane Peu, militant PCF et maire adjoint à Saint-Denis en charge de l'urbanisme ; de l'autre, Christophe Girard, ex-maire adjoint dans la même commune et militant, lui, du Parti de gauche. « Je fais partie du staff national de Jean-Luc Mélenchon sur les questions de logement entre autres. Et il y a plus d'un an, j'ai été choisi par plus de 200 militants France insoumise », argumente Stéphane Peu, qui s'estime le plus légitime. Il a en outre reçu il y a quelques semaines le soutien du groupe local Saint-Denis insoumise... qui enchaîne cette semaine les réunions pour réévaluer la situation. « Je suis l'initiateur du mouvement de Jean-Luc Mélenchon en Seine-Saint-Denis », affirme de son côté Christophe Girard. Qui ajoute : « Pour l'instant, il n'y a pas de candidat officiel désigné par les instances nationales. Stéphane Peu ne peut donc pas s'en revendiquer, et moi, je suis candidat à l'investiture. Mais qu'il y ait plusieurs candidats, ce n'est pas un problème, c'est le jeu de la démocratie. » T.P. (avec G.B.)"

J'ai demandé au journaliste un correctif lui indiquant que les propos que nous avons échangés il y a quelques semaines étaient totalement déformés.

En effet, je ne lui ai jamais prétendu être « l'initiateur du mouvement de Jean-Luc Mélenchon en Seine-Saint-Denis », mais lui ai fait part de mon soutien à JLM depuis avant même sa déclaration de candidature, et d'avoir été à l'initiative du groupe de soutien à Saint-Denis... la ville, pas le département.

Je lui exprime mon étonnement de lire que Stéphane Peu fait « partie du staff national de Jean-Luc Mélenchon sur les questions de logement entre autres » : une simple vérification auprès de l'équipe de campagne de JLM2017 lui aurait permis d'apprendre qu'il n'en est rien. Emmanuel Bompard, le directeur de campagne de JLM, et Leïla Chaïbi, animatrice du groupe de travail Logement du programme de France Insoumise, me précisent d'ailleurs ce matin qu'il n'a même pas été auditionné pour le livret "Pour un logement universel et durable" et qu'il n'a jamais adressé la moindre contribution à l'équipe de campagne.

Enfin pour qu'il puisse rectifier son article, je lui ai précisé qu'à aucun moment Stéphane Peu n'avait reçu le soutien du groupe local de Saint-Denis l'insoumise, contrairement à ce qu'il prétend. Une partie du groupe estime que l'investiture France insoumise pourrait lui être attribuée, une autre non. La question n'est pas tranchée. C'est d'ailleurs ce que j'avais dit au journaliste lors de notre entretien téléphonique.

Quant à celui qui confond « 200 militants de France insoumise » avec ceux du PCF, il devrait immédiatement cesser de s'intéresser à la politique.

lundi 24 avril 2017

La France insoumise 1ère force politique à Saint-Denis

Saint-Denis l’insoumise remercie chacun des 12 526 Dionysiennes et Dionysiens (43,4% des suffrages exprimés) qui ont placé Jean-Luc Mélenchon très largement en tête dans notre commune. Il double le score qu'il avait réalisé à la précédente élection présidentielle en 2012. Il relègue Emmanuel Macron (23%) très loin derrière. Quant à Benoît Hamon (9,7%), moins de 1 Dionysien sur 10 lui a accordé son suffrage, le plaçant en 4e position sur la circonscription de son directeur de campagne, Mathieu Hanotin.

La France insoumise est donc la première force politique du département et de la ville. C’est la force du peuple qui s’est exprimée à Saint-Denis. Le score de Jean-Luc Mélenchon, à Saint-Denis comme à Marseille, Grenoble, Lille… est un socle pour reconstruire la gauche que les dirigeants du PS ont sabordée ces 30 dernières années.

Bien sûr, nous savons que Macron et LePen sont les candidats des puissances de l'argent et du rejet des plus fragiles. Pour eux, les étrangers et les classes populaires sont les boucs émissaires de la crise. C'est une mauvaise nouvelle pour les Dionysien-ne-s. Le succès de la France insoumise repose depuis sa création sur la nature collective de son action, sur la transparence de ses décisions démocratiques et le refus de la parole venue d'en haut. Pour le second tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, plutôt que de lancer une consigne de vote, s’en remet donc à la consultation par voie électronique de ses 450 000 soutiens. Le résultat en sera connu dans les prochains jours.

Mais plus rien ne sera comme avant !

Le score obtenu ce dimanche est remarquable. Nous échouons de peu à atteindre le second tour. Bien sûr, il y a de la déception, de l'amertume, de la colère mais nous avons ensemble semé les graines d'un Avenir en commun. Au final, nous n'avons pas perdu, nous avons gagné car nous avons montré que le peuple et la gauche ne sont pas morts. Nous avons démontré que la gauche n'a de dynamisme véritable que quand elle est bien à gauche.

Nous avons montré que des jours heureux sont possibles, loin des guerres, des désastres écologiques, de l'austérité, de la compétitivité en mettant l’humain et la vie au cœur de la politique.

Oui, nous avons montré que c'est possible, que nous pouvons changer la vie !

Aux élections législatives qui arrivent, nous maintiendrons l'unité et la cohérence, au-delà des partis, qui ont permis le magnifique résultat obtenu ici par Jean-Luc Mélenchon.

La France insoumise est forte de la diversité de toutes celles et tous ceux qui, sans réserve ni sélection, composent le mouvement, chacun à sa manière. Il s'agit aujourd'hui de continuer, consolider, amplifier l'élan de ces dernières semaines et de lutter encore contre l'abstention. Tant de nouveaux talents pour un engagement citoyen se sont révélés et tant d'autres, de tous horizons, de toutes origines, restent encore à découvrir, à solliciter : c'est notre défi que nous voulons relever, nous les Insoumis.

Le succès n'appartient à personne en particulier mais à notre rassemblement, à vous !

lundi 7 décembre 2015

A force d’atermoiements, de compromis détestables et de trahisons récurrentes, voici le résultat

A l’issue du premier tour des élections régionales, le constat est accablant : la FN, en tête, ravit la vedette à la droite ; celle-ci, affaiblie par rapport à 2010, voit la vague bleue dont elle rêvait lui échapper ; le PS au pouvoir est durement sanctionné, mais domine une gauche d’opposition éparpillée et divisée, tant sur sa stratégie que dans sa configuration. La division de la gauche radicale et d’opposition couplée à la variété des alliances contractées dans l’ensemble des régions méritera une analyse détaillée, mais un premier constat s’impose d’emblée : le vote Front de Gauche a été rendu illisible et n'a donc pas séduit les électeurs de gauche.

A Saint-Denis, le FDG gagne plus de 400 voix et presque 4 points, ce qui donne un aperçu de ce que pourrait réaliser l’autre gauche quand elle est conduite par des candidats à la fois fédérateurs et porteurs d’un projet de rupture avec les politiques d'austérité du PS, synonymes de hausse des inégalités, du chômage et de la pauvreté.

Le Parti de Gauche de Saint-Denis s'inquiète de la hausse du clan Le Pen dans notre ville et y voit le résultat de la conjonction de la dédiabolisation de l'extrême droite, la dédramatisation de l'islamophobie et l'adoption par le PS de gouvernement et l'Assemblée PS du programme du FN sur les libertés et la nationalité.

Les électeurs de gauche ne sont à chercher nulle part ailleurs que dans l’abstention, une fois encore à un niveau historique : presque 70%. La faiblesse de nos résultats est là : dans toutes ces personnes qui n’ont pas trouvé l’envie, le courage, le moyen de voter ce dimanche. A force d’atermoiements, de compromis détestables et de trahisons récurrentes des partis de gauche, voilà le résultat.

La semaine dernière, le Parti de Gauche de Saint-Denis s'est prononcé unanimement, en assemblée générale, contre toute fusion avec le PS. Le retrait des candidats PG aurait été aujourd'hui l’attitude la plus cohérente pour éviter toute collusion avec la social-démocratie. Pour les militants du Parti de Gauche de Saint-Denis, les élections régionales s’arrêtent donc ici. Nous faisons pleinement confiance aux électeurs de gauche pour savoir où se trouve leur devoir dimanche prochain.

Pour l’heure, il est de notre responsabilité de revenir aux fondements mêmes de notre engagement : la convergence des luttes, la construction d’un projet politique à chaque échelle qui doit nourrir les ambitions collectives, les transformations écologiques et la construction d’une vie meilleure. Pour et avec les Dionysiens. Le Parti de Gauche de Saint-Denis souligne que ce qui lui importe désormais, c’est l’unité et la radicalité de la gauche d’opposition, gages de cohérence et d’espoir à l’heure où les sirènes du vote utile vont se faire, dans les jours et les mois à venir, plus stridentes que jamais.

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