Par pitié, arrêtons de parler de “coalition de centre droit” à propos de l'attelage formé par Forza Italia (Berlusconi) + La Ligue (= le FN italien) + Fratelli d'Italia (néofascistes) ! C'est une coalition plus à droite encore qu'en Autriche qui inclut, outre Fratelli d'Italia, CasaPound, Forza Nuova, des partis héritiers du fascisme.

Résultat parlement Italie 2018Autre "fake news" véhiculée par les médias qu'il convient de rectifier :cet agglomérat de droite extrême aurait gagné les élections avec 37% des voix. Or quand on regarde le schéma ci-contre il apparaît clairement que l’Italie peut ne pas basculer à l’extrême droite. D’ailleurs le vainqueur de cette élection, c’est le Mouvement 5 étoiles (M5S) qui recueille 32,7% des suffrages quand la Ligue de Matteo Salvini n’obtient un score que de 17%.

En toute responsabilité, Luigi Di Maio le leader du M5S tend la main aux démocrates.

Dans une lettre au directeur du journal La Republica, et publiée par ce dernier, le leader du M5S écrit : “J’aime souligner que nous sommes la seule force politique qui a obtenue un énorme résultat au sud (avec des pics de 50 %), mais aussi très bien enraciné au nord : nous sommes premier en Piemont (plus de 27%), Emillie-Romagne (27%), Ligurie  (30%), Val d’Aoste où pour la première fois une parlementaire femme est élue avec 25%, et la deuxième en Vénetie (plus de 24%) , Frioule (plus de 24%), Lombardie (plus de 22%) et Trentino Haut Adige  (19,5%).

“Je sens toute la responsabilité qui accompagne le crédit que m’ont accordé les citoyens et je n’ai pas l’intention de me défiler à la charge (aux devoirs) qui en découle. J’ai dis dans toutes les villes où je suis allé durant la campagne électorale que pour nous le gouvernement pourrait se former sur la base de convergence autours des thèmes (du programme) et c’est la direction que je suivrais en toute transparence face au citoyens et au chef de l’état (le président Italien actuel). Toute les forces politiques doivent se montrer responsables en ce sens.

“Le moment est venu de faire ce que nous attendons depuis 30 ans et cela est faisable en changeant de méthode. La politique doit arrêter d’être arrogante et doit commencer à être humble. Nous proposons trois ingrédients que nous tirons de notre expérience : 1 ) participation, 2) écoute, 3) transparence. Dans la troisième république, la République des citoyens, les citoyens doivent être impliqué dans les prises de décisions. Ils doivent être écouté lors de leur mise en pratique, et ils doivent être informé des résultats.

“La politique est depuis des années synonyme de choses négatives : corruption, intimidation, gaspillages, privilèges, conflits d’intérêt, trahisons, caste, lutte pour les sièges, argent, clientélismes, pots-de-vin, spéculation, mensonges. Stop ! Alcide de Gasperi a dit « La politique ça veut dire réaliser ». La politique pour nous se sera réaliser le programme que nous avons présenté aux électeurs. La politique, ce sera respecter les engagements. La politique sera honnête.

“Pendant des décennies les partis ont mis au centre leurs intérêts, pendant des décennies la formation des gouvernements s’est faite sur des jeux d’équilibre visant à contenter les appétits des uns et des autres. L’objectif était toujours et seulement les sièges, jamais l’intérêt des citoyens. Ça c’est le passé. Maintenant le temps est venu de mettre au centre les thèmes qui intéressent les citoyens, leur bien-être, la qualité de leur vie. Ils les ont laissé en au bans, nous, maintenant, remettons les citoyens au centre.

“Le gouvernement se fera avec qui, est prêt à faire, avec nous, selon notre méthode. C’est une « révolution Copernicienne » de la politique que le mouvement 5 étoiles propose depuis toujours et pour laquelle les citoyens nous ont donné un mandat clair. « Participe, Choisit, Change » c’est ce que nous avons demandé aux citoyens, eux ont participé et ont choisi. Nous avons maintenant l’occasion historique de changer l’Italie. Je ne veux pas la perdre et que celui qui a choisit de mettre des obstacles aux changements le fasse, mais qu’il sache que l’on ne peut pas arrêter le vent avec les mains et que nous changerons l’Italie malgré tout."

Et tout ce que Matteo Renzi le leader du parti démocrate (PS local) trouve à répondre c’est : Jamais, Di Maio=Salvini ! Un écho transalpin au fumeux “Melenchon=Le Pen”...

Merci à ma camarade Elena pour la traduction