Aujourd’hui, 6 millions de personnes vivent dans les 1 500 quartiers les plus pauvres, ciblés par la géographie prioritaire. La quasi-totalité de la circonscription 1 de Seine-Saint-Denis est incluse dans cette géographie et bénéficie de la politique de la ville qui vise à réduire les écarts de développement au sein des villes, à restaurer l’égalité républicaine dans les quartiers défavorisés et à améliorer les conditions de vie de leurs habitants.

Pour répondre au cumul de difficultés qui touchent ces territoires et leurs habitants, la politique de la ville est censée mobiliser l’ensemble des politiques de droit commun et des services publics, et dispose de crédits spécifiques d’intervention.

En d’autres mots, la politique de la ville, c’est théoriquement donner plus à ceux qui ont moins ou à ceux qui en ont le plus besoin. Plus de services publics, une meilleure école, un développement économique au bénéfice de la lutte contre le chômage, une présence accrue des adultes (policiers, éducateurs, animateurs) sur le terrain, des logements dignes.

Mais voilà, cette année encore le rapport de l’Observatoire national de la politique de la ville, un organisme public, montre que, loin de s’améliorer, la situation des quartiers en difficulté s’aggrave. Normal, parce qu’au lieu de donner plus à ceux qui ont moins, les gouvernements LR, PS-En Marche ont toujours fait l’inverse. Ainsi, l’éducation nationale consacre 1,5 fois plus à un élève à Paris qu’à un Séquano-dionysien. Et même au sein même de la politique de la ville, la répartition des moyens est inégalitaire ; ainsi un habitant d’un quartier prioritaire des Yvelines génère un budget de rattrapage 2 fois plus élevé qu’un habitant des Raguenets, de Pleyel, de Thorez ou de Debain.

Il suffit de vivre dans nos quartiers pour le savoir. Nous, qui élevons nos enfants ici, nous voyons combien de profs manquent à l’appel dès la rentrée. Nous qui vivons ici, nous voyons les guichets de la Caisse d’allocation familiale fermer, nous voyons les services publics incapables d’accueillir dignement les usagers sur notre territoire. Quelle souffrance pour eux et pour les agents de ces services publics. Nous qui demeurons ici, nous repérons ces marchands de sommeil qui ont pignon sur rue et exploitent les plus malheureux en toute impunité. A l’instar de la candidate En Marche de Saint-Denis qui est accusée d’avoir loué à prix d’or un appartement insalubre. Nous qui résidons ici, nous constatons l’inadéquation de la police et l’absence de mesures de prévention de la délinquance dans nos quartiers.

Et que font Macron-Philippe à peine installés sous les ors de la République ? Ils suppriment le ministère de la Ville et nomme un ministre de la Cohésion des territoires. Notre sort est dilué. Concrètement, l’actuel gouvernement entend traiter nos quartiers urbains défavorisés au même titre que certaines zones rurales et petites villes en déclin comme Guéret, Auch ou Sablé-sur-Sarthe. Aucune action ne prendrait plus en compte les problématiques spécifiques liées à la relégation urbaine, à l'immigration et surtout aux discriminations qui touchent les populations des quartiers, notamment quand elles veulent obtenir un emploi ou un logement.

Aujourd’hui, 35 ans après Marche pour l'égalité et contre le racisme, 6 millions de concitoyens attendent toujours que la France tienne les promesses du pacte républicain.

C’est contre cet oubli et cette indifférence que je soutiens la candidature d’Eric Coquerel et de Manon Monmirel.

Avec Eric député, je sais, parce que je le connais de longue date, nous disposerons d’une voix capable d’affirmer l’enjeu spécifique des habitants des quartiers populaires à l’Assemblée nationale et au-delà.

Je le sais parce que, en tant que maire-adjoint à la politique de la ville de Saint-Denis, c’est avec lui qu’à la naissance du FdG nous avons créé la commission Ville habitat et solidarités urbaines du FdG. En effet, nous partageons la conviction que l’accès au logement, le droit à la ville, la solidarité entre les territoires conditionnent le bien être des habitants et la modernité de notre pays.

Je soutiens Eric, moi le délégué CGT, parce que j’ai toujours trouvé en lui un allié actif des luttes sociales et de la condamnation sans appel des discriminations.

Je soutiens, Eric Coquerel, moi le militant associatif et politique, parce que c’est avec lui que nous avons activement appuyé les luttes des quartiers stigmatisés et leurs victimes, comme Adama Traoré et sa famille.

Voilà pourquoi Pour garantir à tous une offre de qualité d’activités périscolaires sans discrimination économique des communes ou des familles ; Pour orienter les soutiens des instances sportives vers des objectifs émancipateurs et égalitaires ; Pour promouvoir une culture qui rapproche et qui fédère ; Pour accompagner nos quartiers dans la transition écologique contre la précarité énergétique ; Pour soutenir les collectivités qui développent la solidarité par le logement ; Pour garantir une attention publique nationale à la santé des habitants des quartiers populaires ; Pour proposer de vrais débouchés professionnels aux demandeurs d’emploi des QPV ; Pour que nos enfant bénéficie d’une école dont ils seront fiers ; Ne donnons pas les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron.

Non, pour une autre majorité parlementaire, votons pour un député insoumis

Les 11 et 18 juin prochain, votons pour Manon Monmirel et Eric Coquerel

Je vous remercie