Mercredi après-midi, environ 300 travailleurs sans-papiers (notamment de Seine-Saint-Denis) ont investi pacifiquement les locaux de l'inspection du travail à Paris XXe, soutenu en cela par l'intersyndicale du ministère du travail dont de nombreux militants occupent les locaux aux côtés des travailleurs.

Leurs revendications, relayées et reprises telles quelles par ladite intersyndicale, sont les suivantes :
- Que tout travailleur sans-papiers soit régularisé sur simple preuve de relation de travail, sans condition de durée, de séjour ou d'emploi,
- Que l'inspection du travail soit dotée d'un pouvoir de régularisation d'un sans-papiers sur simple constat d'une relation de travail,
- L'abrogation de la taxe de l'Office Français de l'Immigration et de l'intégration (OFII), discriminatoire et synonyme de préférence nationale, qui oblige l'employeur à payer une taxe avoisinant les 1000 euros pour l'embauche d'un travailleur sans-papiers, que celui-ci paye en réalité de sa poche.

Dans la soirée, au cours d'une seconde rencontre, il leur a été proposé un rendez-vous au ministère mardi prochain. Les travailleurs sans papiers, l'intersyndicale et leurs soutiens ont décidés de passer la nuit sur place et d'y rester jusqu'à ce que soit satisfaite leur exigence de rendez-vous immédiat. Finalement les sans-papiers et leurs soutiens, notamment l'intersyndicale CTT, SNUTEFE FSU, SOLIDAIRES, seront reçus aujourd'hui à 16 h 00 par le directeur de cabinet de la ministre du travail.

Le Parti de Gauche, présent aux côtés des travailleurs sans papiers, est solidaire de leur lutte et de leurs revendications. Nous poursuivrons le combat autant qu'il le faudra pour que soit respectée l'égalité des droits et que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour engager un vaste processus de régularisations pour mettre enfin un terme à cet esclavagisme moderne et à l'amplification d'un patronat voyou, qui profite sans vergogne de cette main d'œuvre très bon marché.