Le Parti de Gauche de Saint-Denis est à l'origine d'une nouvelle mobilisation contre la casse des services publics. Il s'agit cette fois de la volonté de la CPAM 93 de fermer 18 des 33 lieux d'accueil des assurés sociaux séquano-dionysiens. Rien de moins !

Apprenant cela par voie de presse (Bondy Blog, confirmé par le Parisien), le Parti de Gauche a contacté les forces politiques et syndicales du département pour mener une campagne contre ce projet. Nous avons été rejoint par Eensemble !, Attac, SUD-Solidaires et Bagnolet du 9 à gauche.

Nous appelons tous les Séquano-Dionysiens à signer une pétition contre ce projet qui impactera la vie quotidienne de 1,5 million assuré-e-s sociaux : http://sos-secu93.net

En parallèle, nous avons adressé à tous les maires du département un courrier. « Parce que la solidarité est le cœur même de la vie quotidienne de la quasi-totalité des habitants de (leur) ville, » il leur est demandé de se « mobiliser et de refuser de rencontrer les dirigeants de la CPAM tant que ceux-ci et leur Conseil d'administration ne s'engageront pas formellement à discuter de l’avenir des antennes de la CPAM du 93 avec les usagers et les agents au moyen de réunions publiques. »

Avec ces fermetures, les usagers seraient encore plus mal traités qu'aujourd'hui. Les plus isolés, les plus fragiles des Séquano-Dionysiens auraient encore plus de difficultés pour se rendre aux accueils des CPAM. Les conditions de travail des agents de la CPAM, et surtout des précaires, seraient fortement dégradées. Les habitants et salariés de Seine-Saint-Denis, département déjà durement touché par les cures d’austérité et où les personnes les plus vulnérables se concentrent, ne peuvent supporter la casse de leur système de protection sociale.

La détérioration des services publics dans le 93 n’a eu de cesse, ces dernières années, de rompre le lien essentiel entre administrations et usagers. Par leur abstention, les représentants syndicaux au Conseil d’administration de la CPAM 93 ont pris la lourde responsabilité de permettre l’adoption d’un budget de fonctionnement largement insuffisant provoquant un pas de plus vers cette rupture. Il doivent s'en expliquer publiquement.

Le projet de la CPAM 93 est en totale opposition avec le discours de l’Etat qui signe actuellement la nouvelle contractualisation de la politique de la ville et annonce la « mobilisation du droit commun dans les quartiers de la politique de la ville ». Les citoyens sont désespérés du double langage tenu par les gouvernements et les institutions. Le Collectif contre la fermeture des accueils de la CPAM 93 adressera dans les tout prochains jours un courrier dans ce sens au ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports et à la secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville.

La dégradation du niveau de vie de nos concitoyens doit au contraire conduire à un renforcement des politiques sociales sur ce territoire discriminé depuis des décennies. Nous exigeons non seulement de conserver les 33 antennes CPAM existantes mais aussi l'amélioration de l'accueil du public :
- Ouverture quotidienne de chacune des permanences ;
- Diversification des lieux d'accueil, au plus près des usagers (administrations publiques, centres sociaux, maisons de quartier...) ;
- Augmentation du nombre d’agents d’accueil et d’agents chargés du traitement des dossiers ;
- Renforcement de la présence de médiateurs, d'écrivains publics et de traducteurs ;
- Ouverture de guichets spécifiques pour les cas d’extrême urgence…

Signez et faites signer la pétition : http://sos-secu93.net