Il y a dix ans, le 29 mai 2005, les Français votaient majoritairement contre le référendum sur le traité établissant une constitution pour l'Europe. À la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l'Europe ? », le « non » a recueilli près de 55% des suffrages exprimés.

On se souvient de ce qu'il advint : Nicolas Sarkozy fait voter le Traité de Lisbonne, duplicata du TCE, le 4 février 2008 par le Congrès réuni à Versailles. Son adoption n'a pu être acquise que grâce à la complicité de 152 des parlementaires socialistes qui se sont abstenus, suivant ainsi les consignes de François Hollande.

Il faut se souvenir que cette campagne du TCE est la plus intense éruption politique populaire de ces 40 dernières années. Rarement le débat aura été aussi intense et intelligent (du côté des partisans du « non »). Ce moment démocratique est la preuve que le peuple peut prendre en main son destin et que nous pouvons contrer la caste de la pensée unique et leur tatchérien "il n'y a pas d'alternative possible".

Les 13 et 14 juin à Guéret, le collectif Convergence pour les Services publics fêtera donc également le dixième anniversaire de Guéret 2005. Ce n’est plus de détérioration de services publics dont il est question mais bien du risque de leur disparition. Le dimanche un processus d’assises en vue d’un "Manifeste du 21e siècle pour les services publics" sera lancé.

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Si les partisans du « oui », libéraux de droite comme de "gauche", ont contourné la souveraineté populaire et appliqué aux peuples européens leur potion néolibérale et austéritaire, la campagne du « non » en 2005 doit nous inspirer pour l'avenir. Le Front de Gauche doit non seulement chercher à s'élargir, mais enfin tout mettre en oeuvre pour faire émerger un large mouvement citoyen... quitte à devoir divorcer d'avec des forces politiques qui auraient peur du peuple.

Vendredi 29 mai - 18 h Les 10 ans du NON au référendum sur le TCE Place de la Bastille en présence de Jean-Luc Mélenchon Eric Coquerel, Martine Billard et des représentants de Syriza et de Podemos