Les municipales sont des élections locales qui ne se déroulent pas dans un monde parallèle du national. La politique d'austérité menée depuis l’élection de François Hollande par le gouvernement Ayrault pénalise en premier lieu les Dionysiens (éducation, logement, santé, sécurité...). Il n'est donné aucun écho au vote qui s’est exprimé en 2012. On attend de candidats de gauche des propositions qui réduisent les inégalités sociales entretenues par les politiques menées nationalement.

Force est donc de constater qu'à Saint-Denis il y a 2 listes d'extrême gauche (NPA, LO), 1 liste de gauche (FdG-EELV-MRC) et 4 listes de droite.

Mais Hanotin ?.. Un molletiste tendance FN
Mathieu Hanotin, qui prétend être "l'aile gauche du PS", fait une campagne de droite avec des centristes sur sa liste, stigmatise les Rrom et reçoit le soutien du FN. C'est un peu comme avec le droit de vote des étrangers ou le non-cumul sur lesquels son discours et ses actes sont à l'opposé. Suivant les conseils de son parrain Don Bartolone, le député solférinien a choisi de siphonner les voix de la droite (jusqu'à son extrême) pour tenter d'assouvir sa soif de pouvoir.

Mais Sali ?.. Un PSG qui soigne son centre droit
Georges Sali prétend lui aussi incarner la gauche du PS. A l'intérieur du PS il avait soutenu François Hollande aux primaires, exclu du parti solférinien il crée le Parti socialiste de gauche (PSG). Tellement à gauche qu'il fait les yeux doux à Clairette O'Petit (Conseillère nationale Modem) qui affirme : "aucune divergence entre Georges Sali ou son équipe, n'est à l'origine de mon retrait (de la liste). Seules des raisons personnelles importantes et incontournables sont à l’origine de cette décision. Les élus et la très grande majorité des adhérents MoDeM de Saint-Denis soutiennent avec enthousiasme et sans retenu la liste conduite par Georges Sali au sein de laquelle les Centristes démocrates dionysiens sont dument représentés."

Dimanche, le seul vote de gauche c'est le vote Paillard