Moins de classes, moins de profs, moins d’heures de cours. Les collèges de la Région parisienne, notamment ceux classés en Zones d’Education Prioritaires (ZEP) perdent des heures d’enseignement à la rentrée prochaine. Des matières et des classes sont menacées.

C’est pourquoi les enseignantEs de 5 des 8 collèges de Saint-Denis sont en grève à partir du mardi 4 mars, comme ils l’ont été avant les vacances de février. Tous les syndicats appellent à la grève le 4 mars en Seine Saint-Denis. Dans le 92 aussi les professeurEs sont en lutte contre l’austérité qui menace l’éducation en banlieue.

Les parents d’élèves leur ont apporté leur soutien parce que c’est de l’avenir de leurs enfants qu’il est question. Comment peut-on réduire ainsi les possibilités d’apprendre des jeunes de nos villes?

LE GOUVERNEMENT AVAIT PROMIS DE FAIRE DE L’EDUCATION NATIONALE UNE PRIORITE

Hollande, Ayrault, Peillon nous avaient dit que l’enseignement ne serait pas touché par les mesures d’austérité. Ce devait être une priorité, cela marquerait la rupture avec les années Sarkozy et la liquidation de 80 000 postes d’enseignants.

Le ministre Peillon n’arrêtait pas de dire que la priorité des priorités, c’était les collèges en situation difficile. Et voilà qu’aujourd’hui il supprime des heures en ZEP ! Ce n’est pas pour cela que nous avons chassé la droite en mai 2012.

AUJOURD’HUI, C’EST L’AUSTERITE POUR LES ENFANTS DES MILIEUX POPULAIRES

François Hollande continue ses cadeaux aux patrons, et ce sans contrepartie aucune, son gouvernement les fait payer aux salariés, aux retraités, aux chômeurs. Et maintenant aux enfants !

Qu’en disent les partisans du gouvernement dans notre ville ? Qu’en dit Mathieu Hanotin, vice-président chargé des collèges au Conseil Général de Seine-Saint-Denis ?

TOUS ET TOUTES ENSEMBLE, IMPOSONS L’ARRET DE LA POLITIQUE D’AUSTERITE

Afin de défendre l’éducation pour nos enfants, soutenons les enseignantEs, les parents d’élèves, dans leur lutte contre les réductions d’horaires. Le mouvement engagé dans les collèges de nos banlieues peut et doit gagner : l’avenir de nos enfants est en jeu.

Le FRONT DE GAUCHE soutient ce mouvement ; il exige que les moyens retirés soient rendus.

Par ailleurs, le FRONT DE GAUCHE appelle toutes celles et tous ceux qui refusent la politique d’austérité de François Hollande et de son gouvernement à réagir ensemble. C’est une politique qui poursuit la casse de nos acquis menée pendant des années par la droite. Les 23 et 30 mars, manifestons dans les urnes notre refus de cette régressions sociale... et le 12 avril, dans la rue, manifestons pour une politique de progrès social, contre la dégradation de nos conditions d’existence.