A Saint-Denis, tous les collèges sont classés en Zone d'éducation prioritaire (ZEP), mais, malgré l'annonce du président de la République, le 15 janvier, promettant des "mesures d'une ampleur inédite", les moyens sont en réduction alors que les effectifs élèves sont à la hausse.

La "refondation" des ZEP promise par le ministre de l'Education,Vincent Peillon, est à l'exact opposé des annonces médiatiques. Ainsi Iqbal Masih perd 165 heures d'enseignement. Fabien 87,5 heures, La Courtille 30, Henri Barbusse 26... En clair cela signifie plus d'élèves par classe, des enseignements -notamment en langues et en EPS- sont menacés, fin du travail en demi-classe pourtant indispensable en sciences et un plus grand nombre d'enseignants devront travailler sur différents collèges... sans parler des remplacements qui seront encore plus aléatoires qu'ils ne le sont aujourd'hui.

Les enseignants des collèges étaient donc en grève aujourd'hui. Nous les avons accueillis devant la mairie à 14 heures, lieu de rassemblement pour leur départ en cortège vers l'inspection d'académie à Bobigny avant une assemblée générale intersyndicale départementale. Hier déjà, le Maire, Didier Paillard, avait écrit au ministre de l'Education nationale pour réclamer des moyens à la hauteur de l'égalité républicaine à laquelle les Dionysiens ont droit.

Pour l'égalité de tous devant l'éducation il faut un plan de rattrapage pour la Seine-Saint-Denis. Pour l'égalité de fait en matière de réussite scolaire, il faut encore plus de moyens et d'inventivité pour les collèges ZEP. Nous faisons ainsi nôtres les revendications de la communauté éducative.

Lettre de Didier Paillard au ministre de l'Education nationale