A l’heure où la droite sévit avec une sauvagerie depuis longtemps inégalée ; à l’heure où pour la première fois de notre histoire, le président de la République intervient personnellement dans l’arène municipale, plus que jamais l’union de la gauche s’impose. Les instances nationales du PS l’ont bien compris : plus que jamais l’union de la gauche s’impose. Il a donc été demandé à tous les socialistes de travailler à cette union dès le premier tour des élections municipales en participant à des listes uniques, sauf en cas de désaccord majeur. La section socialiste de Saint-Denis a donné mandat dans ce sens à sa commission de négociation avec les autres composantes de la gauche.

Les négociations ont été difficiles, mais 57 des 58 propositions socialistes ont été finalement acceptées. Mise à part l’installation d’une vidéo-surveillance au centre ville, aucun point de désaccord majeur n’a été mis en évidence. Les négociateurs ont obtenu un nombre de candidats éligibles proche de celui que le Parti socialiste revendiquait : une négociation plus poussée sue ce point aurait permis le consensus.

Seule une question de personne pouvait s’opposer à un accord conforme à la fois à une tradition vieille de plus de 40 ans et aux consignes des instances nationales.

Tout cela a pris du temps, un temps précieux pendant lequel le maire sortant a eu tout loisir de réunir autour de lui tous les partis de gauche sur une liste reflétant la diversité politique de notre ville, à l’exception notable du PS dont les orientations sont pourtant majoritaires dans les esprits des Dionysiens comme l’a montré le score record atteint à la présidentielle.

Si dans certaines villes des primaires pouvaient se justifier selon « des critères très stricts » liés à la lecture des résultats électoraux de ces dernières années, ce n’était pas le cas à Saint Denis. C’est pourquoi, refusant de cautionner la division, soucieux de mieux participer à l’union de la gauche, un groupe de militants socialistes, de tous âges et de toutes sensibilités, réunis autour de Rose Gomis, Christophe Girard, Virginie Le Torrec et Eric Delion, a préféré rester fidèle aux directives des instances nationales et se joindre à la liste de rassemblement "Saint-Denis pour tous" menée par Didier Paillard.

Saint-Denis, le 5 février 2008