Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

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jeudi 6 juin 2019

Sans papiers mais pas sans droits

Le Parti de Gauche 93-Ouest s'associe aux collectifs dionysiens pour apporter tout son soutien à la dénonciation de la situation scandaleuse dans laquelle l'Etat, sur ordre du gouvernement, place les sans papiers.

SANS PAPIERS, MAIS PAS SANS DROITS ! Nous disons haut et fort à la préfecture de Bobigny ça suffit !

Nous collectifs de sans papiers et migrants, syndicats, associations, menons campagne pour réclamer :

  • la régularisation de toutes et tous les sans-papiers
  • un accueil digne de chaque être humain dans notre pays
  • l'égalité des droits entre toutes et tous

Ce n'est pas le cas aujourd'hui en France et en particulier à la Préfecture de la Seine-Saint-Denis qui applique de manière zélée la politique du gouvernement. En effet on constate :

  • Des rendez-vous impossibles à obtenir (premier accueil et renouvellement) Les sans-papiers cherchent pendant des mois l'ouverture du site internet de la préfecture pour prendre rendez vous.
  • Malgré nos manifestations, l'appui des 80 élus avec le livre noir, ou même les déclarations du défenseurs des droits, la préfecture maintient un système dématérialisé qui n'est ouvert que quelques minutes par semaine. Même la presse, Le Parisien, Le Monde, dénoncent ces pratiques inadmissibles.
  • Personne ne sait ni quel jour, ni à quelle heure il pourra déposer sa demande.
  • Les procédures de plus en plus longues et inhumaines avec des délais sans fin pour les réponses.

Devant ces impossibles rendez-vous le trafic s'installe.

Les sans papiers payent de plus en plus cher pour un rendez vous : de l'ordre de 150 à 200 euros aujourd'hui et ça augmente tous les jours !

L'Etat en ne répondant pas aux besoins d'accueil des personnes devient ainsi responsable des pratiques mafieuses qui se développent sur le dos des plus précaires et des plus vulnérables. c'est indigne d'un service public.

Mais la galère ne s'arrête pas là.

Le gouvernement durcit les conditions des régularisations : il faut toujours plus de preuves, d'ancienneté de présence, de documents, tout cela pour finir après un an d'attente de s'entendre dire bien souvent que le dossier est incomplet et qu'il faut tout recommencer.

Un dossier refusé c'est une obligation à quitter le territoire (OQTF) qui se double de plus en plus d'une interdiction du retour en France pendant une, deux, trois voire cinq ans.

Cette volonté de laisser les sans papiers dans la clandestinité le plus longtemps possible, ce qui peut aller jusqu'à 11, 12 voire 13 ans, permet là aussi au trafic de s'organiser :

Ainsi les sans papiers sont victimes des patrons voyous qui les surexploitent, avec des salaires à moitié prix, des conditions de travail extrêmes

Ainsi les sans papiers sont victimes des marchands de sommeil qui leur louent des logements insalubres à des prix exorbitants

Pour accentuer la peur, les arrestations se multiplient avec souvent l'internement dans les centres de rétention qui peut durer jusqu'à 90 jours, avant le retour au pays.

La situation des migrants de la Porte de la Chapelle n'est pas plus enviable. Avec le même cynisme, après n'avoir rien fait pour les secourir en Méditerranée le gouvernement les laisse à la rue dans des conditions indignes.

Le patronat, le gouvernement veulent nous diviser, nous opposer. Rassemblons-nous, Français et étrangers pour refuser l'inacceptable.

Seule la régularisation des sans papiers et l'égalité des droits mettront fin à la concurrence entre nous.

MANIFESTATION

SAMEDI 15 JUIN 2019

14h, Départ de la Gare de Saint-Denis

Premiers signataires : Coordination 93 de lutte des sans-papiers, Collectif 57-59 Wilson, Collectif Attiéké, LDH 93, RSL, RESF 93, MRAP, France Insoumise, NPA, UPML, PG 93-Ouest...

mercredi 5 juin 2019

LFI en première ligne pour les municipales

Dans moins d'un an auront lieux les élections municipales, il n'aura échappé à personne que cette échéance préoccupe nombre d'acteurs politiques à Saint-Denis. LFI Saint-Denis, pour sa part, ne partage pas cette fébrilité.

Agissant avec les habitant-es au cœur des mobilisations en cours sur la ville, et ne négligeant pas l'élection européenne, dont le résultat à Saint-Denis nous a placé en première ligne, nous avons affirmé d'emblée la volonté de prendre le temps de construire, dans une démarche ouverte et collective, la nécessaire dynamique citoyenne que mérite notre commune.

Il est temps désormais de franchir une nouvelle étape.

Pour cela nous devons partir du constat partagé par des milliers de Dionysien.ne.s que trop de choses ne vont pas, que les alertes, les demandes des habitant.e.s sont trop souvent ignorées au profit d'une gestion à l' ancienne, par le haut, qui ne part que trop rarement des préoccupations et des problèmes vécus, bref d'une gestion... purement gestionnaire.

Qu'il s'agisse des questions de propreté, du dossier stationnement, des questions de tranquillité publique et d'insécurité en particulier pour nos enfants, du logement, de l'emploi ou encore des grands projets qui impactent la ville, nous voyons que cette absence d'écoute des habitants débouche sur des réponses technocratiques hors sol, inadaptée et donc inefficaces.

Pourtant nous avons dans nos quartiers et dans nos services municipaux les intelligences, l'expérience et l'expertise pour inventer les solutions et vivre tout simplement mieux, toutes et tous ensemble.

C'est convaincu-es de cette force collective sous-estimée, et conscient de notre responsabilité particulière sur la scène politique locale qu'en assemblée générale, le 1er juin, nous avons déclaré mettre toutes nos forces au service d'un projet municipal renouvelé par un dynamique citoyenne nouvelle.

En conséquence, la France Insoumise de Saint-Denis appelle à la construction collective d'un projet municipal répondant de façon intransigeante aux urgences démocratiques, sociales et écologiques auxquelles font concrètement face les habitant-e-s de notre ville.

Cela suppose un débat réunissant toutes celles et tout ceux qui ayant Saint-Denis à cœur, conçoivent l'action politique d'abord comme la défense sans compromis des classes populaires et la construction de solidarités qui fédèrent et renforce ce peuple face aux pollueurs, aux promoteurs, aux exploiteurs et aux racistes qui ont pris notre territoire pour cible.

Parce qu'un projet de cette envergure implique un rassemblement d'une ampleur nouvelle, parce qu'un tel défi exige un symbole fort nous avons proposé que Bally Bagayoko conduise cette initiative.

mardi 4 juin 2019

Abstention des habitants des quartiers populaires

De la Seine-Saint-Denis aux Yvelines en passant par le Val-de-Marne ou l’Essonne, la carte des quartiers populaires se retrouve presqu’intégralement dans les points marrons de la carte ci-dessous, correspondant aux bureaux de vote où l’abstention a été la plus forte. De là à imaginer que le score de la gauche et de LFI en particulier s'explique par ce phénomène, il y a un pas que je franchis.

Abstention européennes 2019 QP

Source https://contrevues.paris/abstention-aux-europeennes-les-disparites-se-creusent-en-ile-de-france/

jeudi 22 mars 2018

Réunion publique France Insoumise

24 mars 2018

France Insoumise sur le terrain

Eric Coquerel marché Plaine

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