Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

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mercredi 26 avril 2017

Etrange affiche de Jeanne-Marine Le Pen pour le 2nd tour

Jeanne-Marine Le Pen

Demande de rectificatifs au Parisien

Ce matin, le Parisien publie un article intitulé "Sur la 2e circonscription, ils veulent l'étiquette France insoumise" bourré d'erreurs factuelle.

En voici la teneur : « Deux personnalités se disputent l'investiture France insoumise sur la 2 e circonscription : d'un côté, Stéphane Peu, militant PCF et maire adjoint à Saint-Denis en charge de l'urbanisme ; de l'autre, Christophe Girard, ex-maire adjoint dans la même commune et militant, lui, du Parti de gauche. « Je fais partie du staff national de Jean-Luc Mélenchon sur les questions de logement entre autres. Et il y a plus d'un an, j'ai été choisi par plus de 200 militants France insoumise », argumente Stéphane Peu, qui s'estime le plus légitime. Il a en outre reçu il y a quelques semaines le soutien du groupe local Saint-Denis insoumise... qui enchaîne cette semaine les réunions pour réévaluer la situation. « Je suis l'initiateur du mouvement de Jean-Luc Mélenchon en Seine-Saint-Denis », affirme de son côté Christophe Girard. Qui ajoute : « Pour l'instant, il n'y a pas de candidat officiel désigné par les instances nationales. Stéphane Peu ne peut donc pas s'en revendiquer, et moi, je suis candidat à l'investiture. Mais qu'il y ait plusieurs candidats, ce n'est pas un problème, c'est le jeu de la démocratie. » T.P. (avec G.B.)"

J'ai demandé au journaliste un correctif lui indiquant que les propos que nous avons échangés il y a quelques semaines étaient totalement déformés.

En effet, je ne lui ai jamais prétendu être « l'initiateur du mouvement de Jean-Luc Mélenchon en Seine-Saint-Denis », mais lui ai fait part de mon soutien à JLM depuis avant même sa déclaration de candidature, et d'avoir été à l'initiative du groupe de soutien à Saint-Denis... la ville, pas le département.

Je lui exprime mon étonnement de lire que Stéphane Peu fait « partie du staff national de Jean-Luc Mélenchon sur les questions de logement entre autres » : une simple vérification auprès de l'équipe de campagne de JLM2017 lui aurait permis d'apprendre qu'il n'en est rien. Emmanuel Bompard, le directeur de campagne de JLM, et Leïla Chaïbi, animatrice du groupe de travail Logement du programme de France Insoumise, me précisent d'ailleurs ce matin qu'il n'a même pas été auditionné pour le livret "Pour un logement universel et durable" et qu'il n'a jamais adressé la moindre contribution à l'équipe de campagne.

Enfin pour qu'il puisse rectifier son article, je lui ai précisé qu'à aucun moment Stéphane Peu n'avait reçu le soutien du groupe local de Saint-Denis l'insoumise, contrairement à ce qu'il prétend. Une partie du groupe estime que l'investiture France insoumise pourrait lui être attribuée, une autre non. La question n'est pas tranchée. C'est d'ailleurs ce que j'avais dit au journaliste lors de notre entretien téléphonique.

Quant à celui qui confond « 200 militants de France insoumise » avec ceux du PCF, il devrait immédiatement cesser de s'intéresser à la politique.

lundi 24 avril 2017

La France insoumise 1ère force politique à Saint-Denis

Saint-Denis l’insoumise remercie chacun des 12 526 Dionysiennes et Dionysiens (43,4% des suffrages exprimés) qui ont placé Jean-Luc Mélenchon très largement en tête dans notre commune. Il double le score qu'il avait réalisé à la précédente élection présidentielle en 2012. Il relègue Emmanuel Macron (23%) très loin derrière. Quant à Benoît Hamon (9,7%), moins de 1 Dionysien sur 10 lui a accordé son suffrage, le plaçant en 4e position sur la circonscription de son directeur de campagne, Mathieu Hanotin.

La France insoumise est donc la première force politique du département et de la ville. C’est la force du peuple qui s’est exprimée à Saint-Denis. Le score de Jean-Luc Mélenchon, à Saint-Denis comme à Marseille, Grenoble, Lille… est un socle pour reconstruire la gauche que les dirigeants du PS ont sabordée ces 30 dernières années.

Bien sûr, nous savons que Macron et LePen sont les candidats des puissances de l'argent et du rejet des plus fragiles. Pour eux, les étrangers et les classes populaires sont les boucs émissaires de la crise. C'est une mauvaise nouvelle pour les Dionysien-ne-s. Le succès de la France insoumise repose depuis sa création sur la nature collective de son action, sur la transparence de ses décisions démocratiques et le refus de la parole venue d'en haut. Pour le second tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, plutôt que de lancer une consigne de vote, s’en remet donc à la consultation par voie électronique de ses 450 000 soutiens. Le résultat en sera connu dans les prochains jours.

Mais plus rien ne sera comme avant !

Le score obtenu ce dimanche est remarquable. Nous échouons de peu à atteindre le second tour. Bien sûr, il y a de la déception, de l'amertume, de la colère mais nous avons ensemble semé les graines d'un Avenir en commun. Au final, nous n'avons pas perdu, nous avons gagné car nous avons montré que le peuple et la gauche ne sont pas morts. Nous avons démontré que la gauche n'a de dynamisme véritable que quand elle est bien à gauche.

Nous avons montré que des jours heureux sont possibles, loin des guerres, des désastres écologiques, de l'austérité, de la compétitivité en mettant l’humain et la vie au cœur de la politique.

Oui, nous avons montré que c'est possible, que nous pouvons changer la vie !

Aux élections législatives qui arrivent, nous maintiendrons l'unité et la cohérence, au-delà des partis, qui ont permis le magnifique résultat obtenu ici par Jean-Luc Mélenchon.

La France insoumise est forte de la diversité de toutes celles et tous ceux qui, sans réserve ni sélection, composent le mouvement, chacun à sa manière. Il s'agit aujourd'hui de continuer, consolider, amplifier l'élan de ces dernières semaines et de lutter encore contre l'abstention. Tant de nouveaux talents pour un engagement citoyen se sont révélés et tant d'autres, de tous horizons, de toutes origines, restent encore à découvrir, à solliciter : c'est notre défi que nous voulons relever, nous les Insoumis.

Le succès n'appartient à personne en particulier mais à notre rassemblement, à vous !

jeudi 30 mars 2017

Une candidature d'union de la gauche

Le PS et LR imposent à la France des politiques libérales depuis 35 ans. Ils prennent dans les poches des salariés pour rembourser les dettes creusées par la Finance. Ils réduisent les moyens des services publics au profit de compagnies privées plus coûteuses pour les usagers... Résultat : les inégalités s'amplifient. Depuis des années le travail est détruit et l’argent est capté par les marchés financiers. Au nom du libéralisme, le droit du travail est attaqué, les retraites diminuées, les salariés fragilisés... pendant que les grandes entreprises bénéficient de plusieurs milliards de cadeaux sans aucune contrepartie.

Pour changer cet ordre des choses, la révolution citoyenne est la seule méthode collective, pacifique et positive disponible. Jean-Luc Mélenchon mène cette révolution. C'est un candidat solide à la présidentielle avec un programme crédible et un mouvement ouvert. Aujourd'hui tout le monde s'accorde pour dire que sa victoire le 7 mai prochain est à notre portée.

candidature_C.Girard_legislatives2017_9302.2.jpgDans la foulée de la présidentielle se tiendront, en juin prochain, les élections législatives. Sur la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis (Saint-Denis au nord du canal, Pierrefitte et Villetaneuse), la France Insoumise, le mouvement lancé par Jean-Luc Mélenchon, n’a pas encore désigné son candidat.

L’offre politique qui se profile sur notre territoire ne répond pas à notre vision de la révolution citoyenne. Deux élus municipaux PCF se sont autodéclarés candidats... sans se préoccuper des risques que leur division fait peser sur l’avenir des Dionysien-ne-s, Pierrefitois-es et Villetaneusien-ne-s. Leur aveuglement s’inscrit parfaitement dans les travers de la 5e République avec des choix personnels qui priment sur l’action collective et l’intérêt général. En outre leurs responsabilités dans le conseil municipal transformeront localement la campagne des législatives en une campagne municipale bis, rendant les vrais enjeux inaudibles.

Dans ces conditions il faut passer à l’action. Voilà pourquoi je propose aux camarades et amis de France Insoumise, du Parti de Gauche, du PCF, d’Ensemble! et plus largement aux citoyen-ne-s de gauche ma candidature à l’élection législative sur la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis. Mon objectif est de dénouer ainsi les liens qui nous paralysent aujourd’hui avec une candidature d’union de la gauche ancrée dans notre territoire.

Ensemble, co-construisons l'Avenir en commun !

samedi 25 mars 2017

Mendes visionnaire : Pas d'Europe sans Europe sociale

Ce sont les 60 ans des traités de Rome. Le 25 mars 1957, étaient signés à Rome par la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, deux traités :
- le traité instituant la Communauté économique européenne (CEE) qui met en place le marché commun ;
- le traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA ou Euratom).

Voici ce que Pierre Mendes-France en disait le 18 janvier 1957 à l'Assemblée nationale :

"le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté ou, tout au moins, tel qu’on nous le laisse connaître, est basé sur le libéralisme classique du XIXe siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes."

"L’harmonisation doit se faire dans le sens du progrès social, dans le sens du relèvement parallèle des avantages sociaux et non pas, comme les gouvernements français le redoutent depuis si longtemps, au profit des pays les plus conservateurs et au détriment des pays socialement les plus avancés."

"Nous ne pouvons pas nous laisser dépouiller de notre liberté de décision dans des matières qui touchent d’aussi près notre conception même du progrès et de la justice sociale ; les suites peuvent en être trop graves du point de vue social comme du point de vue politique."

"L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale."

Le Texte intégral de l'intervention de Pierre Mendes-France :

“ Mesdames, messieurs, cet important débat porte sur deux séries de questions. Il y a d’abord un problème d’orientation générale — on pourrait dire un problème de politique générale — et puis se posent des problèmes d’exécution, qui sont plutôt de nature technique.

Sur le problème général, sur le problème proprement politique, je ne m’attarderai pas. J’ai toujours été partisan d’une construction organique de l’Europe. Je crois, comme beaucoup d’hommes dans cette Assemblée, que nos vieux pays européens sont devenus trop petits, trop étroits pour que puissent s’y développer les grandes activités du XXe siècle,

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