Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

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lundi 24 avril 2017

La France insoumise 1ère force politique à Saint-Denis

Saint-Denis l’insoumise remercie chacun des 12 526 Dionysiennes et Dionysiens (43,4% des suffrages exprimés) qui ont placé Jean-Luc Mélenchon très largement en tête dans notre commune. Il double le score qu'il avait réalisé à la précédente élection présidentielle en 2012. Il relègue Emmanuel Macron (23%) très loin derrière. Quant à Benoît Hamon (9,7%), moins de 1 Dionysien sur 10 lui a accordé son suffrage, le plaçant en 4e position sur la circonscription de son directeur de campagne, Mathieu Hanotin.

La France insoumise est donc la première force politique du département et de la ville. C’est la force du peuple qui s’est exprimée à Saint-Denis. Le score de Jean-Luc Mélenchon, à Saint-Denis comme à Marseille, Grenoble, Lille… est un socle pour reconstruire la gauche que les dirigeants du PS ont sabordée ces 30 dernières années.

Bien sûr, nous savons que Macron et LePen sont les candidats des puissances de l'argent et du rejet des plus fragiles. Pour eux, les étrangers et les classes populaires sont les boucs émissaires de la crise. C'est une mauvaise nouvelle pour les Dionysien-ne-s. Le succès de la France insoumise repose depuis sa création sur la nature collective de son action, sur la transparence de ses décisions démocratiques et le refus de la parole venue d'en haut. Pour le second tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, plutôt que de lancer une consigne de vote, s’en remet donc à la consultation par voie électronique de ses 450 000 soutiens. Le résultat en sera connu dans les prochains jours.

Mais plus rien ne sera comme avant !

Le score obtenu ce dimanche est remarquable. Nous échouons de peu à atteindre le second tour. Bien sûr, il y a de la déception, de l'amertume, de la colère mais nous avons ensemble semé les graines d'un Avenir en commun. Au final, nous n'avons pas perdu, nous avons gagné car nous avons montré que le peuple et la gauche ne sont pas morts. Nous avons démontré que la gauche n'a de dynamisme véritable que quand elle est bien à gauche.

Nous avons montré que des jours heureux sont possibles, loin des guerres, des désastres écologiques, de l'austérité, de la compétitivité en mettant l’humain et la vie au cœur de la politique.

Oui, nous avons montré que c'est possible, que nous pouvons changer la vie !

Aux élections législatives qui arrivent, nous maintiendrons l'unité et la cohérence, au-delà des partis, qui ont permis le magnifique résultat obtenu ici par Jean-Luc Mélenchon.

La France insoumise est forte de la diversité de toutes celles et tous ceux qui, sans réserve ni sélection, composent le mouvement, chacun à sa manière. Il s'agit aujourd'hui de continuer, consolider, amplifier l'élan de ces dernières semaines et de lutter encore contre l'abstention. Tant de nouveaux talents pour un engagement citoyen se sont révélés et tant d'autres, de tous horizons, de toutes origines, restent encore à découvrir, à solliciter : c'est notre défi que nous voulons relever, nous les Insoumis.

Le succès n'appartient à personne en particulier mais à notre rassemblement, à vous !

jeudi 30 mars 2017

Une candidature d'union de la gauche

Le PS et LR imposent à la France des politiques libérales depuis 35 ans. Ils prennent dans les poches des salariés pour rembourser les dettes creusées par la Finance. Ils réduisent les moyens des services publics au profit de compagnies privées plus coûteuses pour les usagers... Résultat : les inégalités s'amplifient. Depuis des années le travail est détruit et l’argent est capté par les marchés financiers. Au nom du libéralisme, le droit du travail est attaqué, les retraites diminuées, les salariés fragilisés... pendant que les grandes entreprises bénéficient de plusieurs milliards de cadeaux sans aucune contrepartie.

Pour changer cet ordre des choses, la révolution citoyenne est la seule méthode collective, pacifique et positive disponible. Jean-Luc Mélenchon mène cette révolution. C'est un candidat solide à la présidentielle avec un programme crédible et un mouvement ouvert. Aujourd'hui tout le monde s'accorde pour dire que sa victoire le 7 mai prochain est à notre portée.

candidature_C.Girard_legislatives2017_9302.2.jpgDans la foulée de la présidentielle se tiendront, en juin prochain, les élections législatives. Sur la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis (Saint-Denis au nord du canal, Pierrefitte et Villetaneuse), la France Insoumise, le mouvement lancé par Jean-Luc Mélenchon, n’a pas encore désigné son candidat.

L’offre politique qui se profile sur notre territoire ne répond pas à notre vision de la révolution citoyenne. Deux élus municipaux PCF se sont autodéclarés candidats... sans se préoccuper des risques que leur division fait peser sur l’avenir des Dionysien-ne-s, Pierrefitois-es et Villetaneusien-ne-s. Leur aveuglement s’inscrit parfaitement dans les travers de la 5e République avec des choix personnels qui priment sur l’action collective et l’intérêt général. En outre leurs responsabilités dans le conseil municipal transformeront localement la campagne des législatives en une campagne municipale bis, rendant les vrais enjeux inaudibles.

Dans ces conditions il faut passer à l’action. Voilà pourquoi je propose aux camarades et amis de France Insoumise, du Parti de Gauche, du PCF, d’Ensemble! et plus largement aux citoyen-ne-s de gauche ma candidature à l’élection législative sur la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis. Mon objectif est de dénouer ainsi les liens qui nous paralysent aujourd’hui avec une candidature d’union de la gauche ancrée dans notre territoire.

Ensemble, co-construisons l'Avenir en commun !

samedi 25 mars 2017

Mendes visionnaire : Pas d'Europe sans Europe sociale

Ce sont les 60 ans des traités de Rome. Le 25 mars 1957, étaient signés à Rome par la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, deux traités :
- le traité instituant la Communauté économique européenne (CEE) qui met en place le marché commun ;
- le traité instituant la Communauté européenne de l’énergie atomique (CEEA ou Euratom).

Voici ce que Pierre Mendes-France en disait le 18 janvier 1957 à l'Assemblée nationale :

"le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté ou, tout au moins, tel qu’on nous le laisse connaître, est basé sur le libéralisme classique du XIXe siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes."

"L’harmonisation doit se faire dans le sens du progrès social, dans le sens du relèvement parallèle des avantages sociaux et non pas, comme les gouvernements français le redoutent depuis si longtemps, au profit des pays les plus conservateurs et au détriment des pays socialement les plus avancés."

"Nous ne pouvons pas nous laisser dépouiller de notre liberté de décision dans des matières qui touchent d’aussi près notre conception même du progrès et de la justice sociale ; les suites peuvent en être trop graves du point de vue social comme du point de vue politique."

"L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale."

Le Texte intégral de l'intervention de Pierre Mendes-France :

“ Mesdames, messieurs, cet important débat porte sur deux séries de questions. Il y a d’abord un problème d’orientation générale — on pourrait dire un problème de politique générale — et puis se posent des problèmes d’exécution, qui sont plutôt de nature technique.

Sur le problème général, sur le problème proprement politique, je ne m’attarderai pas. J’ai toujours été partisan d’une construction organique de l’Europe. Je crois, comme beaucoup d’hommes dans cette Assemblée, que nos vieux pays européens sont devenus trop petits, trop étroits pour que puissent s’y développer les grandes activités du XXe siècle,

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mardi 7 juin 2016

Combien d'incendies et de morts faudra-t-il encore ?

Lundi 6 juin, Saint-Denis a de nouveau été le théâtre d’un effroyable incendie qui s'est déclaré au 6 rue Paul Eluard, en plein Centre-Ville. Le bilan est dramatique : 5 morts et 11 blessés dont 2 graves. A l'heure de publier de ce communiqué, un second incendie se propage dans un immeuble classé insalubre au 19 rue Gabriel Péri où on dénombrerait déjà 3 blessés.

Le Parti de Gauche de Saint-Denis tient avant toute chose à adresser ses plus sincères condoléances aux familles endeuillées et à leurs proches ; et assurer de sa sympathie et son soutien à l’ensemble victimes directes ou indirectes de ces incendies, notamment les 3 pompiers blessés ainsi qu’aux famille et voisins des sinistrés.

Le recueillement et la solidarité doivent être les priorités pour chacun d’entre nous. C'est pourquoi le Parti de Gauche attend des pouvoirs publics la prise en compte de TOUS les sinistrés sans distinction de statut au regard de la régularité de séjour dans le pays ou dans l'immeuble. Dans les cas présents il n'y a pas de "squatteurs" ni de "clandestins", il n'y a que des hommes et des femmes en grande souffrance que nous devons assister.

Le Parti de Gauche dénonce le tri opéré entre les "bonnes" et les "mauvaises" victimes. Nous demandons la régularisation de toutes les personnes en situation irrégulière sur le territoire et le relogement de l'ensemble des occupants de ces immeubles, sans exception aucune. Pour rappel, en France, le droit au logement est un droit constitutionnel, qui découle des 10e et 11e alinéas du préambule de la Constitution.

En parallèle, la police et de la justice s’attelleront à faire toute la lumière sur ces drames. Toutes les responsabilités devront être interrogées, absolument toutes. Il sera nécessaire, "vital" devrait-on envie d'écrire, d’ouvrir, pour une fois de manière sérieuse, le débat sur l’insalubrité toujours plus criante et meurtrière des habitations dionysiennes. Une véritable politique de logements publics doit être mise en place, permettant l’éradication de l’habitat indigne et garantissant à chaque habitant de Saint-Denis une habitation décente, à prix abordable, et suffisamment sécurisée pour y vivre paisiblement.

Enfin, ces drames démontrent, s'il en était besoin, la pertinence du combat du Parti de Gauche de Saint-Denis contre le droit actuel qui empêche de lutter efficacement contre les marchands de sommeil, notamment en faisant primer le droit de propriété sur la vie humaine. Le Parti de Gauche de Saint-Denis appelle donc à une modification constitutionnelle et législative en la matière. Il appelle ceux qui pensent comme lui à participer à l'élaboration de propositions en ce sens, dans le cadre du mouvement La France Insoumise et de l’avènement d’une 6e République.

Le Parti de Gauche 93 Ouest, Saint-Denis, le 7 juin 2016

mercredi 30 mars 2016

Le 31 mars, on bloque tout

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