Blog de Christophe Girard, militant à Saint-Denis

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mardi 3 septembre 2019

Solidarité avec les familles réfugiées syriennes expulsées de la rue Raspail

Alors que la guerre fait rage en Syrie et que les réfugié.e.s arrivent en Europe, en France jusqu'à Saint-Denis... Jeudi 29 août à 9h au matin, 15 familles ont été mises à la rue par la police sur ordre de la préfecture au 6 rue Raspail, à côté du Square De Geyter. Alors que ces familles sont en cours de régularisation de leur situation de réfugié-es, l’expulsion a été violente, avec menaces au taser et les familles n’ont rien pu récupérer (objets et papiers personnels) car tout a été jeté à la benne.

Cela concerne 38 enfants, de 1 à 15 ans, et 33 adultes. Ces familles ont fui la guerre en Syrie et ont traversé le Sahara, certaines avec des enfants. A Saint-Denis, elles ont été expulsées du 6 rue Raspail alors qu'elles étaient victimes d'un marchand de sommeil qui avait pris possession illégalement de cet immeuble et leur faisait payer à chacune 600 euros par mois de loyer pour des appartements insalubres.

Il y a un an, les familles ont eu le courage de porter plainte au commissariat contre ce marchand de sommeil et elles en ont informé la mairie. Cette situation était donc connue des services municipaux.

Alors qu'elles auraient dû être protégées, elles ont été expulsées par la préfecture sur ordre du bailleur FREHA (filiale de EMMAUS).

Malgré la guerre, les chemins de l'exil, la surexploitation, les expulsions, elles veulent rester ensemble soudées sur notre territoire de solidarité et de résistance...

Les personnels du service social de la Mairie de Saint-Denis ont reçu mardi 3 septembre des représentant-es des familles et ont fait savoir qu’ils ne disposaient «pas de solution collective ». Des propositions temporaires ont été proposées dans des villes éloignées compte tenue de la scolarisation des enfants (Aulnay, Noisy le Grand, Pantin) et seulement pour quatre familles.

Face à ces propositions partielles, vagues et précaires, les familles syriennes ont 23 enfants qui ont fait leur rentrée ce lundi dans des écoles de Saint-Denis. Elles peuvent difficilement se retrouver éclatées, éloignées des lieux de scolarisation, et sans véritable garantie d’autant que les institutions ne nous donnent pas de réponse collective digne de ce nom quant aux revendications des familles.

Leur préoccupation principale est aujourd’hui de rester à Saint-Denis, lieu d’attache, de socialisation et de scolarisation pour une partie des enfants. La mairie, fidèle à l’histoire de son territoire, doit soutenir ses habitant.es face à l’État (domiciliation, action sur l’hébergement, suivi social).

Nous, tissu associatif et militant de Saint-Denis, leur apportons toute notre solidarité :

  • → Nous demandons le relogement à Saint Denis de toutes les familles expulsées et leur régularisation. Et dans l'attente, leur hébergement immédiat, pérenne, ensemble et à St Denis.
  • → Nous appelons à venir les soutenir dans le square De Geyter à Saint-Denis (baignoires pour bébés, lingettes, savon, papier toilette et sciure bienvenus...) : la situation de ces familles dans le square ne les protège ni des intempéries, ni de violences éventuelles.
  • Pour preuve, elles ont subi des menaces de représailles physiques car elle campent dans le square. Montrons notre solidarité en y passant régulièrement ! Saint Denis est une terre d'immigration, nous ne fermerons pas la porte derrière nous !
  • → Nous réitérons notre demande auprès de la mairie d'organiser une table ronde avec les institutions concernées : la préfecture, le conseil départemental, la mairie, Emmaüs, les familles, leurs soutiens et les associations à Saint-Denis.
  • → Nous réitérons également notre demande de sanitaires et de barnums sur le campement auprès de la mairie, et également de Plaine Commune à présent.

Prochain rendez-vous :

  • Goûter solidaire avec les familles réfugiées mercredi 4 septembre à 17h30 sur le campement au square De Geyter.
  • Fête de soutien samedi 7 septembre à partir de 18h sur le campement.

Chacun.e apporte à manger et à boire, nous partagerons ensemble.
Musicien.ne.s bienvenu.e.s !!!

Page Facebook : Solidarité Familles Syriennes rue Raspail

1ers Signataires :
AsTI93 (Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s 93), AFD international, CIMADE IDF, Droit au Logement, LDH St Denis Plaine Commune, MRAP St Denis, Réseau Éducation Sans Frontières St-Denis, Réseau Solidarité Logement, Collectif de soutien des parents de l’école maternelle les Gueldres, Bonnets d’âne, Collectif Attiéké-Poterie, Collectif des sans papiers de Livry Gargan, Collectif Haguette, Femmes Gilets Jaunes Paris-Banlieues, Gilets Jaunes l’Île-St-Denis, Gilets Jaunes de Pierrefitte-Stains, Comité de soutien des femmes du Palais, Sciences populaires, Jolie Môme, éditions Pinky Blue, CGT éduc’action St-Denis, SUD CT Mairie de St Denis, SUD Education St Denis, UL SUD-Solidaires St Denis, Ensemble, France Insoumise, NPA, Parti de Gauche 93 Ouest, Rêve insoumis, Union Communiste Libertaire St-Denis..

samedi 31 août 2019

Bally Bagayoko désigné tête de liste pour les municipales

Jusqu'ici chef de file de la démarche de constitution d'une liste citoyenne initiée par la France Insoumise pour les municipales à Saint-Denis, Bally Bagayoko a été désigné aujourd'hui tête de liste à l'occasion d'une assemblée générale de la France Insoumise et des soutiens à la future « liste citoyenne ». Parmi ces derniers, on retrouve des militants en faveur d'une régie publique de l'eau, des représentants de parents d'élèves, des acteurs pour le développement écologique du territoire, des soutiens aux chômeurs...

Bally Bagayoko

mercredi 28 août 2019

Rien ne justifie le droit à l'islamophobie, quand on se prétend de gauche !

J'ai assisté à nombre de conférences débats au cours desquelles intervenait Henri Peña-Ruiz et je n'ai jamais pu être en accord avec son propos, alors que je suis farouchement laïque. Je suis encore en désaccord avec les propos qu'il a tenus il y a quelques jours à l'occasion des journées d'été de la France insoumise. Il y a dit : «On a le droit d’être athéophobe comme on a le droit d’être islamophobe. En revanche, on n’a pas le droit de rejeter des hommes ou des femmes parce qu’ils sont musulmans. Le racisme, et ne dévions jamais de cette définition sinon nous affaiblirons la lutte antiraciste, le racisme c’est la mise en cause d’un peuple ou d’un homme ou d’une femme comme tel. Le racisme antimusulman est un délit. La critique de l’islam, la critique du catholicisme, la critique de l’humanisme athée n’en est pas un.»

Les réseaux sociaux se sont enflammés sur le «On a le droit d'être islamophobe». Les défenseurs de Peña-Ruiz rétorquent juste que la citation est hors de tout contexte... alors que le problème est entier.

Effectivement, l'"islamophobie", dont parle Peña-Ruiz n'a aucun rapport avec l'islamophobie de notre quotidien. Cette islamophobie de tous les jours qui n'est que le faux-nez du racisme anti-"Arabes" au travers duquel le FN et autres RN ont trouvé le moyen de dépénaliser leur discours raciste... suivis par des Sarkozy et leurs "musulmans d'apparence" puis par certains anciens camarades qui aujourd'hui distillent les opprobres les plus abjectes sur une partie de nos concitoyens au nom de "la promotion du commun et de la laïcité".

C'est justement pour cela que les propos de Peña-Ruiz sont déplacés. Parce qu'ils nient la perversion de la laïcité par des racistes. Parce qu'ils nient la souffrance de ceux qui sont victimes de ce racisme repeint en "laïcité". Parce qu'ils cautionnent le rejet de l'altérité. Parce qu'ils sont tenus dans le cadre d'une manifestation de la France Insoumise où l'on promeut l'universalisme républicain. Ce serait pourtant une faute morale de nier l’existence en France d'un racisme anti-Maghrébins, notamment chez les générations âgées ayant connu la guerre d’Algérie comme dans les populations laborieuses qui subissent les premiers les effets des crises économiques. Ce serait une grave erreur politique de ne pas combattre ce racisme, comme tous les racismes. Comme s'en serait une aussi de laisser la laïcité être pervertie par des racistes.

Pour ces raisons, rien ne justifie la défense au droit à l'islamophobie, quand on se prétend de gauche !

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Mes camarades élu-es insoumis-es de Saint-Denis ont rendu publique ce jour une déclaration à laquelle je souscris pleinement :

De_claration_e_lu-es_Fi_St-Denis_islamophobie-img.jpg

lundi 8 juillet 2019

Communiqué de la coordination des conseils citoyens concernés par le NPNRU

Les habitants du B7, immeuble du quartier de Franc-Moisin dont la destruction est prévue dans le projet élaboré et déposé à l'ANRU par Plaine Commune et la ville de Saint-Denis, se sont exprimés à plus de 70% contre cette démolition.

Les 3 conseils soutiennent totalement la position des habitants.

Ils considèrent qu'il n'est pas possible de leur imposer une destruction qu'ils refusent. Ils faut respecter leur volonté et les laisser dans leurs appartements s'ils le souhaitent car les réseaux de solidarité qu'ils ont créés n'ont pas de prix.

Il faut répondre positivement à leur demande de mise en place d'un référendum pour exprimer leur avis sur les projet de démolitions qui les concernent.

On a besoin de plus de logements sociaux et non de leur destruction.

Saint-Denis, le 6 juillet 2019

Conseil Citoyen de Franc Moisin
Conseil Citoyen de Floréal-La Saussaie- La Courtille
Conseil Citoyen du Centre Ville

mercredi 3 juillet 2019

Faire Saint-Denis en Commun, premier rendez-vous

Logo400 Fraire Saint-Denis en Commun

Top départ de la démarche de construction d'une liste citoyenne avec Faire Saint Denis En Commun ! Une vingtaine d'habitants de SAINT DENIS issue des milieux associatifs, sportifs, éducatifs, citoyennes vous donnent rendez-vous devant la pharmacie du Franc Moisin au 83 rue Danielle Casanova 93200 SAINT DENIS , ce mercredi 3 juillet à 16h.

Il feront ensuite, à proximité de la structure en bois dans le quartier, la présentation de leur démarche et les objectifs recherchés à travers la dynamique Citoyenne, militante, associative autour de Faire SAINT DENIS EN COMMUN.

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